Bilan de notre première année de voyage

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world-flags-globe-translationAprès 13 mois passés sur les routes (nous sommes partis le 17 Octobre 2016 de France), l’heure du bilan a sonné: Qu’en est-il de notre challenge France → Australie sans avion? Où en sommes-nous? Quelles sont les leçons que nous pouvons tirer de ce voyage?… Retour sur notre première année d’aventure.

 

Bilan général

D’un point de vue général, nous avons:

  • visité 12 pays, de l’Italie à l’Arménie soit 1 pays traversé par mois en moyenne,
  • parcouru 19 288 km, enfin plus ou moins; sans compter les distances faites à pieds, en vélo de prêt, en bateau ou en ULM! 
  • arrêté 467 véhicules – on dit « véhicules » car nous n’avons pas eu que des voitures…
  • dépensé en moyenne 3,15€/jour/personne en ne se privant de rien… car nous aimons beaucoup la bière et cuisiner français pour nos hôtes! Mais si on retirait nos dépenses en Italie du calcul, le compteur passerait à 2,30€/jour/personne… Autant vous dire qu’à ce stade, nous pouvons tenir le coup jusqu’en Australie sur quelques années!
  • été hébergés par 122 hôtes différents, qui nous ont fait confiance en acceptant d’ouvrir leur maison à deux voyageurs français un peu fous: on espère leur rendre la pareille en les invitant en France un jour, même si ça va faire beaucoup de monde à loger!
  • réalisé 7 missions de volontariat (3 mois au total sur 13 mois de voyage!) via la plateforme Workaway.info et 3 missions de bénévolat pour des personnes rencontrées sur notre route. Comme on dit chez nous, « joindre l’utile à l’agréable » n’a jamais autant pris son sens qu’au cours de notre voyage!
  • appris 48 recettes de cuisine! De quoi ouvrir un bon restaurant, vous ne trouvez pas?

 

Bilan matériel

On n’oublie pas non plus de faire le bilan matériel: après 1 an de voyage, qu’en est-il de notre bilan santé et de nos sacs? Voici quelque chiffres:
  • 1 accident pour Margaux (arcade sourcilière recousue et un nez cassé) et 1 lumbago pour Julien (un peu de repos, et un dos comme neuf!),
  • un vol d’argent liquide: le manque de prudence nous a coûté gros une fois, mais un voyage c’est aussi des hauts et des bas!…
  • 1 objectif d’appareil photo cassé, mais réparé trois semaines plus tard chez un professionnel et de nouveau fonctionnel depuis (avec un ajustement mécanique en plus réalisé par Julien)
  • 1 batterie de téléphone changée gratuitement par un hôte pour le téléphone de Margaux
  • 4 coupes de cheveux pour Julien faites par Margaux (la reconversion en coiffeuse n’est plus très loin…) et 2 coupes de cheveux pour Margaux (une par Julien et une par un hôte), le tout avec la paire de ciseaux que nous avons emportée et… rien d’autre!

Concernant mes affaires (Margaux):

  • 1 paire de lunettes de soleil a été perdue, 1 paire de lunettes de vue abîmée (lors de mon accident)
  • une paire de chaussures échangée
  • 1 casquette et une paire de gants gagnées au cours du voyage
  • Enfin, aucune de mes affaires n’a été jetée à la poubelle pour le moment!

Concernant les affaires de Julien:

  • 6 vêtements troués (mais recousus!)
  • 2 t-shirts, 1 paire de chaussettes et 2 boxers neufs lui ont été donnés
  • 2 boxers, 2 paires de chaussettes sont partis définitivement à la poubelle…

Nous n’avons donc rien dépensé en voyage (hormis la réparation de l’objectif d’appareil photo) pour ajuster notre matériel… Finalement, en utilisant des techniques alternatives comme la réparation par soi-même (couture ou réparation matérielle) ou le troc, on respecte aussi nos objectifs écologiques et économiques de voyage!

 

Notre empreinte carbone

Il était aussi intéressant pour nous, après 13 mois d’autostop, de calculer notre empreinte carbone puisque nous voulions avoir un impact écologique le plus faible possible. 

Pour ce faire, nous avons pris en compte quelques données:

  • Le nombre total de kilomètres parcourus: 19288 km de France en Arménie
  • Le pourcentage du trajet effectué en autostop: 94% – car oui, lorsque les conditions n’étaient pas favorables, nous avons pris des bus, des trains ou des covoiturages… en plus d’avoir commencé assez inexpérimentés et d’avoir traversé des pays reconnus comme étant difficiles pour pratiquer l’autostop!
  • Les bilans d’émissions de gaz à effet de serre de chaque mode de transport: nous nous sommes basés sur les chiffres fournis par l’ADEME, l’agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. On retiendra que pour un long trajet, l’avion (118gr à 145gr CO2 émis/km/passager) reste l’option la plus polluante.
  • La consommation d’un véhicule selon l’augmentation de son poids (environ 10% de plus avec nos poids et ceux de nos sacs).

Après calcul, il est apparu que nous avons émis environ 233 kg CO2/personne contre 1,2 tonnes de CO2/personne si on avait parcouru toute cette distance en autocar ou 2,5 tonnes de CO2/personne en avion. Alors oui, un trajet Paris-Yerevan en avion est plus direct (3430 km), mais à titre de comparaison un aller simple Paris-Sydney en avion (~17000 km) reviendrait à émettre 3,6 tonnes de CO2/personne… Ça donne à réfléchir!

Note: ce calcul ne prend en compte que notre impact au niveau des transports, et est basé sur les émissions de CO2 (facteur le plus courant et utilisé de nos jours). Mais il faudrait prendre en compte également d’autres éléments: émissions de particules fines, coût écologique de la fabrication d’une voiture ou d’un avion, pollution liée à l’activité humaine et de tous les services à bord d’un avion (nourriture, papier, plastiques…). Dans tous les cas, le classement des modes de transport selon la pollution qu’ils engendrent ne semble pas changer!

 

Notre bilan personnel

De ce point de vue-là, il nous est impossible de quantifier tous les merveilleux moments passés sur la route, ni tous les souvenirs que l’on s’est forgés grâce aux rencontres et aux paysages exceptionnels!

En revanche, on a remarqué que ce voyage nous a beaucoup apporté niveau enseignements – et ça, c’est très positif! 

  • On a appris à prendre notre temps. Pour être honnête, on ne pensait pas que cette première partie de voyage allait durer autant… On a pris vraiment notre temps pour découvrir chaque pays traversé, faire des rencontres et apprendre un peu de chaque culture (langue, histoire, enjeux politiques, recettes de cuisine etc). 
  • Face à une nouvelle situation, on sait s’adapter plus vite et se débrouillerEn prenant la route tous les 2 ou 3 jours, il a fallu nous habituer plutôt rapidement à un nouvel environnement, de nouvelles situations, de nouveaux hôtes avec des habitudes différentes… 
  • On prend plus de recul, on se remet plus en question tant d’un point de vue personnel que d’un point de vue plus global par rapport à notre environnement d’origine et notre éducation. A dire vrai, nous sommes devenus plus critiques sur l’information et les « vérités » historiques apprises à l’école (dont le programme scolaire est géré par les politiques au pouvoir). 
  • Nous avons tiré quelques leçons pour continuer à avancer ensemble, en tant que couple! Il faut dire que nous étions très indépendants avant de partir, et qu’il a fallu brusquement se supporter 24h/24… Alors même si la transition n’a pas été toujours facile, nous en sommes sortis grandis… à deux  😀 

 

Une seule chose est sûre: avec des bilans aussi positifs, on va continuer; jusqu’à atteindre notre objectif Paris → Australie pour une durée encore indéterminée!

 

*Article rédigé d’après notre expérience personnelle uniquement*
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2 thoughts on “Bilan de notre première année de voyage

  1. Super bilan ! Et que 2018 continue à vous apporter son lot de belles surprises ! En pleine réflexion pour notre nouveau trip que l’on voudrait empli d’un nouveau sens, on pourrait ptet bien s’inspirer 🙂 ! Bon voyage à vous deux et continuez votre blog très chouette!

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