La première fois… au cœur d’une tempête de sable

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world-flags-globe-translation« La première fois… » est une série d’articles, de courts récits, qui traitera de toutes ces premières fois qui nous ont marqués, ou qui ont contribué à faire de nous ce que nous sommes aujourd’hui. En les partageant avec vous, cela nous permet de réaliser tout le chemin parcouru, comme une sorte d’introspection; mais surtout de créer plus de lien malgré la distance et les écrans interposés!
  1. La première fois… que l’on a fait de l’autostop
  2. La première fois… au cœur d’une tempête de sable

 

Une journée qui avait bien commencée

La journée était chaude, le soleil tapait fort. Avec Julien, nous avons parcouru pendant deux bonnes heures les ruelles étroites du centre-ville historique de Yazd. Nous étions de bonne humeur: le matin même, notre extension de visa en Iran venait d’être officialisée d’un tampon sur le passeport, et un jeune iranien nous avait même ouvert les portes de sa vieille maison pour profiter d’une vue sur le toit gratuitement. C’est dans cet état d’esprit léger que nous avons décidés, pour une fois, de nous accorder un petit plaisir: boire un verre dans la cour intérieure d’un charmant café, à deux pas de la mosquée principale.

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Crédit photo: A. Kasch

Affalés en dessous d’un ventilateur, une boisson fraîche à la main, le portable connecté au wifi, il n’en fallait pas plus pour prolonger notre après-midi « bonheur ». Aux alentours de 16h, des nuages gris ont commencé à envahir le ciel parfaitement bleu, suivis du grondement caractéristique d’un orage qui se prépare à frapper… Pas de chance! Nous avions prévu encore quelques visites, mais pas sous la pluie! Tournant de nouveau la tête vers le ciel, en quête désespérée d’un signe d’amélioration, j’aperçois une teinte orangée se répandre dans le gris des nuages – comme une peinture ocre dispersée dans un verre d’eau. A vrai dire, je n’ai pas tout de suite compris ce qui nous arrivait. J’interpelle alors Julien, et nous regardons, fascinés, le ciel se transformer sous des bourrasques de vent de plus en plus fortes. « Peut-on aller sur le toit ? » demande Julien à la serveuse, déjà occupée à ranger tables et objets de décoration balayés par le vent. « Vous êtes sûrs ? » « …Oui ? »

 

A l’intérieur du rouleau

Elle nous conduisit vers un petit escalier, mais en passant devant la porte d’entrée nous nous arrêterons nets, figés, les yeux écarquillés: le rouleau de sable venait de nous engloutir! Le décor semblait apocalyptique avec des arbres soufflés par le vent, des déchets volants, des rues désertes, et un décor plongé dans une sorte de brouillard épais – un brouillard orangé, composé de poussières et de sable. Je m’aventure dans la rue, réalisant enfin que je vivais ma première expérience de tempête de sable! A ce moment-là, je m’imaginais déjà comme dans un film Hollywoodien avec le sable qui vient fouetter mon visage, pliée en deux sous le vent, les voitures emportées par la tempête… Mais au lieu de cela, le vent n’a fait que balayer mes cheveux dans tous les sens, et le sable se déposer en une couche très fine partout sur moi. Les yeux plissés, j’aperçois furtivement Julien prendre des vidéos de cet évènement exceptionnel, avant qu’il ne monte sur le toit. Je décide de le suivre. Une fois en haut, nous réalisons l’ampleur du phénomène: les maisons voisines sont totalement barricadées, et l’air, complètement saturé en particules de sable. Notre gorge se dessèche rapidement, et nous commençons à suffoquer… La serveuse nous encourage alors à redescendre, et nous la laissons nous mettre à l’abri, au chaud et coupés du vent, avec des bouteilles d’eau à disposition. Enfermés avec trois autres clients, nous attendrons patiemment la fin de « l’apocalypse » – qui n’aura duré que 10 minutes au total. La tempête passée, le ciel est finalement redevenu gris, la pluie est finalement tombée, et l’air est finalement redevenu respirable. Dehors, l’eau de pluie efface un peu partout les dépôts de sable, comme si il ne s’était rien passé… Pour nous, en revanche, il sera difficile d’effacer un tel souvenir. Nous sommes le 16 avril 2018, à Yazd, et nous venons de vivre notre première tempête de sable!

 

*Article rédigé d’après notre expérience personnelle uniquement*
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