Les mystiques montagnes du pays des Hans – Roadtrip en Chine, troisième partie

2 Partages

Bonjour, Hello, Ciao, Dober dan, Dobar dan, Mirëdita, Geai sou, Merhaba, Barev, Gamarjoba, Salam, Salom, Nihao! Bienvenue dans notre série de newsletters qui retrace, chapitre par chapitre, notre grande aventure en autostop. Voici le chapitre 16 de notre aventure: « Les mystiques montagnes du pays des Hans » – Roadtrip en Chine, troisième partie.


« China is not good »

Les milliers d’étoiles statiques et brillantes ont fait place à des centaines de véhicules bruyants. Tandis que le trafic reprend sur l’autoroute, nous reprenons la route le pouce en l’air. Cette fois, nous n’attendrons pas longtemps pour atteindre la province du Hunan, la périphérie de Changde, puis notre destination finale; Zhangjiajie. Assis devant une tasse de thé chaud, à deux pas de la rivière Li, nous attendrons patiemment notre hôte Anthony – un jeune irlandais expatrié, professeur d’anglais passionné par l’actualité, la politique et la philosophie. Entre deux soirées bières avec son ami pakistanais et des conversations animées sur le monde et sa complexité, nous nous éclipserons deux jours pour se perdre au cœur des mystérieux pics karstiques du parc Avatar.

backpacking Jul&Gaux SerialHikers stop autostop world tour hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine zhangjiajie parc park avatar

Retrouve notre expérience de randonnée et camping au parc Avatar

Après avoir dit au revoir aux paysages d’Avatar et à Anthony, nous repartons direction Chongqing, à presque 600km de là. Tian, notre prochaine hôte, est prête à nous accueillir à tout moment. La route est longue, et le départ matinal: nous arrêtons rapidement une première voiture, mais celle-ci nous conduit à une sortie d’autoroute avec si peu de trafic que tout espoir d’arriver à destination le jour-même disparaît. Face à l’horizon vide, peu à peu engourdis par le froid, nous guettons la moindre petite étincelle, la moindre petite lueur qui viendra ranimer l’espoir perdu, et réchauffer nos corps… Du brouillard dans lequel notre moral s’est plongé, apparaît au bout d’un moment quelques volutes de fumée. Ces vapeurs réconfortantes proviennent en réalité de deux tasses d’eau chaude, tendues par un employé du péage. On les accepte de bon cœur, tout comme son invitation à venir nous réchauffer à l’intérieur d’une cabine de péage. Notre ange gardien, s’exprimant dans un bon anglais, nous demande où l’on souhaite se rendre; et pourquoi nous avons choisi de visiter son pays, la Chine. « … Because we like traveling, and thanks to you and people met, we have a good time in China » (…Parce que nous adorons voyager, et que grâce à toi et autres personnes rencontrées, nous passons du bon temps en Chine). « But China is not good » (Mais la Chine n’est pas bien) nous répond-il. Il précise qu’il n’approuve pas la politique menée par le Parti, ni les répressions en cours au Xinjiang (et dont il semble bien informé, malgré la censure). Il n’ira pas plus loin dans ses explications: un bus vient de s’arrêter au péage, et notre interlocuteur finit par convaincre le chauffeur de nous emmener gratuitement jusqu’à la prochaine ville. China is maybe not good, mais ce pays est peuplé de gens bons.

17 heures, Chongqing est encore à 2 heures de route. Sur l’aire d’autoroute où nous avons été déposés, nous dégustons notre ration double de pommes de terre sautées (la restauratrice nous ayant servi généreusement la totalité de sa marmite, afin de s’épargner un gaspillage inutile). Notre encas fini, nous nous mettons à prospecter parmi les voitures arrêtées sur le parking: « Chongqing? » Un jeune couple roulant en Audi nous fait signe. « Chongqing? » « Yes! » La banquette arrière est rapidement nettoyée pour nous laisser s’asseoir. Les quelques mots d’anglais se mêlent aux phrases maladroitement traduites par l’application WeChat, l’échange est quelque peu compliqué mais tellement authentique, tellement vrai. Après avoir compris notre histoire, Li Yu et son mari nous invitent chez eux, à la fois pour le dîner, puis pour la nuit. On ose à peine y croire, on leur demande de reformuler leur invitation: « nous n’avons pas bien compris, est-ce que vous nous invitez dans votre maison? ». Et devant leur réponse positive, on accepte de les suivre avec plaisir. La soirée passée en leur compagnie fait partie de ces beaux exemples d’invitations spontanées, où l’échange culturel, le partage bienveillant et les connexions humaines se passent de dialogues superficiels, de silences gênants et de fausse politesse mondaine.

backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine chongqing food host
Un anglais limité, une incroyable générosité: soirée réussie, autour d’un festin préparé par nos nouveaux amis!

L’hospitalité connectée

Li Yu nous accompagne au métro qui nous déposera non loin de chez Tian. Au pied d’immenses gratte-ciels, nous faisons enfin la connaissance de notre hôte, avant de déposer nos affaires dans son grand appartement. Première surprise: notre chambre, remplie de jouets d’enfant, appartient en réalité à l’un des deux jumeaux de Tian, qu’elle a préféré confier à ses propres parents. Deuxième surprise: la seconde chambre est occupée par Félix, un autre couchsurfer, que Tian semble beaucoup apprécier… On comprend rapidement que notre nouvelle hôte, mariée jeune et confrontée brusquement à une double maternité, a d’autres aspirations comme voyager seule en Europe, apprendre l’anglais, profiter des plaisirs de la vie. Ce n’est que bien plus tard que nous ferons la connaissance du mari de Tian, un homme occupé et dépassé, parlant un excellent anglais – une rencontre qui, selon les standards chinois, se déroulera autour d’un Hot Pot maison très (trop) pimenté. Entre deux balades dans les vieux quartiers de Chongqing, et une virée shopping pour remplacer nos vieux vêtements techniques, nous passerons du bon temps en compagnie de Félix, de Tian et lorsqu’il est présent, du mari de celle-ci…

On partira presque à regret, chargés de nouveaux souvenirs offerts par Tian et d’un nouveau panneau coloré, dessiné par ses soins. Notre premier conducteur, saisissant vite que nous ne comprenons rien malgré notre bout de carton écrit en mandarin, nous arrête à un restaurant pour nous offrir un grand festin. Assis en face de nous, il nous observera nous régaler, silencieux, l’air satisfait. En réalité, il n’était pas tout seul… Debout derrière nous, les employés du restaurant nous ont également observés manger, curieux, l’air amusé!

Un autre conducteur nous a ensuite arrêtés sur une petite aire d’autoroute. Le trafic est peu dense, mais Julien réussit à interpeller un couple – dont la femme parle anglais. Ils nous emmèneront à destination, à Mianyang, à seulement quelques rues de l’adresse donnée par Alain, notre hôte trouvée sur le réseau Trustroots. Alain est une jeune chinoise intéressée par toute forme de voyage alternatif – l’autostop, le voyage à vélo, et bien sûr l’hébergement chez l’habitant. Alain est aussi une professeure d’anglais, qui donne de temps en temps des cours particuliers aux élèves qui viennent remplir les bancs du local associatif où nous sommes hébergés. Alain est aussi un véritable ange gardien; c’est elle qui nous a mis en contact avec Shehrzad, notre hôte pakistanais de Lanzhou. Mais surtout « Alain » est, dans notre culture, un prénom donné aux garçons…

backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine sichuan hotpot
Ingrédients sur « tapis roulant » : un Hot Pot mérité en compagnie d’Alain

Avant d’attaquer notre périple en contrée tibétaine, nous décidons de faire une pause à Leshan où Yan Long, un pompier chinois aussi méticuleux que passionné par les soirées karaoké et les jeux PC, nous hébergera pour deux jours. Fait rare dans notre aventure, sur la route qui nous mènera à Leshan et son grand Bouddha, trois des cinq voitures arrêtées étaient conduites par des femmes… seules au volant. D’une manière générale, les femmes en Chine maîtrisent mieux l’anglais, se montrent plus curieuses, plus entreprenantes. Subrepticement, ces femmes-là s’émancipent d’une société millénaire ultra-codifiée, patriarcale.

Rendez-vous en terres tibétaines

Kangding. Le soleil réchauffe l’air frais de cette ville d’altitude, au sud du Sichuan. Nous sommes encore loin du Tibet, et à la fois en plein dedans: les silhouettes sont massives, trapues; les peaux sont basanées, les tenues rembourrées. On déambule, incrédules, parmi d’imposantes maisons aux murs en brique épais blancs, la tête levée vers des milliers de drapeaux colorés flottants au vent… La nuit finit par tomber et le froid, s’intensifier. En l’absence d’hospitalité, on se dirige, résignés, vers un hôtel bon marché.

La route menant à Litang est longue, sinueuse. Les deux hommes chinois qui nous y emmènent, des employés d’une centrale électrique, le savent bien. Malgré l’alternance des conducteurs et une copieuse pause déjeuner; rien y fait: leurs yeux se ferment quelques instants, régulièrement. Julien toussote discrètement pour les réveiller, tandis que mon regard s’attarde sur les troupeaux de yaks brouter. Nous arriverons à Litang, 4000m d’altitude, sous un soleil radieux. Malgré la charge de nos sacs et nos souffles courts, nous visiterons Litang à pied, en totale immersion au cœur de cette cité tibétaine isolée. Tandis que des fidèles nous ouvrent les portes de la maison du 7e Dalaï-Lama, des incantations bouddhistes résonnent à côté, au milieu de moulins à prières poussés de manière effrénée. Inlassablement, le même schéma se répète. Incantations. Moulins à prière. Nuit froide. Hôtel décrépit.

La joie de découvrir la culture tibétaine à travers la visite de ces villages reculés du Sichuan ne nous débarrasse pas de notre hâte à atteindre au plus vite Shangri-La, une ville du Yunnan, où habitent nos futurs hôtes. La route depuis Litang a beau être magnifique, sinuant dans les hautes plaines de l’Himalaya et entre deux cols à 4700m d’altitude, le froid glacial et l’attente interminable entre deux voitures sont durs. Au-delà de ces conditions difficiles, c’est surtout le manque d’interaction avec les Tibétains (qui possèdent leur propre langue, inconnue de notre traducteur) qui nous démoralise.

backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine tibet litang carbon footprint
backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine sichuan litang village tibetain tibetan mother baby
backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine sichuan litang village tibetain
La maison du 7e Dalai Lama

Une voiture finit par s’arrêter. Le chauffeur, un jeune tibétain, nous fait signe de le suivre après avoir coupé le moteur, au milieu d’un petit village situé à une cinquantaine de kilomètres de Litang. On ne cache pas notre plaisir de découvrir l’intérieur d’une maison tibétaine traditionnelle: du bois partout, un poêle en faïence, une atmosphère chaleureuse et une longue table moderne dans laquelle est incrustée une plaque induction. Notre conducteur nous apporte un plat fumant de viande de Yak, rissolée avec du poireau et quelques épices: pour une fois, nous laisserons tomber notre régime végétarien afin d’apprécier ce plat traditionnel qui nous est généreusement offert, cuisiné avec des ingrédients cultivés localement.

Malgré une communication difficile (rendue possible grâce à l’intervention d’une amie à lui, appelée pour traduire en tibétain nos phrases automatiquement traduites en mandarin), nous arrivons à exprimer notre joie et gratitude pour ce repas, pour ce moment inattendu, pour l’hospitalité dont lui et sa cousine, propriétaire de la maison et jeune mère, ont fait preuve. La route continue pour nous, l’estomac plein. Cependant, en faisant des sauts de puce, nous n’irons pas bien loin; nous n’atteindrons évidemment pas Shangri-La ce soir-là. Sur les hauteurs du petit village où nous sommes déposés, nous trouverons refuge au sein de l’enceinte du temple. Bravant le froid de décembre, nous monterons la tente derrière un muret nous protégeant du vent. Fous, inconscients? Non. Aux portes du Yunnan les nuits dans l’Himalaya sont plus supportables. Emmitouflés, calés dans nos duvets, on s’endormira tant bien que mal, en oubliant presque les 3000m d’altitude où se trouve notre campement…

backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine sichuan litang village tibetain tibetan tent camping
Notre campement à 3000m d’altitude

Le tintement caractéristique des moulins à prière que l’on tourne retentit dans nos oreilles. Des incantations s’élèvent: le jour vient de se lever, l’occasion pour les villageois pieux de venir prier. À peine sortis de notre abri, un homme nous fait signe: on comprend qu’il souhaite faire le taxi… Non, non merci. L’homme insiste, malgré nos protestations – non, pas d’argent, nous marchons. Il finit par comprendre, réfléchit un temps, puis reformule son invitation: après tout, nous n’avons rien à perdre en le suivant… Réchauffés à l’intérieur de sa belle maison traditionnelle, l’homme nous tend deux tasses de thé au lait de yak, du pain, et un bol de fromage de yak fondu. Il vient d’offrir le plus beau cadeau que deux français, en mal de leur gastronomie, osent à peine espérer: du BON fromage!

Les paysages extraordinaires nous font oublier la longue attente sur le bord de route. Nous finirons par arrêter une voiture qui nous déposera à Shangri-La, notre destination. Reçus par Mei, nous ferons connaissance avec cette drôle de famille: Mei est Hong-Kongaise, son mari tibétain. Le couple a choisi de s’installer à Shangri-La pour profiter d’une meilleure qualité de vie, malgré un système scolaire moins performant pour l’éducation d’Amanda, leur fille de 9 ans. Vivre au sein d’une famille mixe nous aura appris beaucoup de choses; l’échange culturel aura été intense (avec des repas très variés, servis avec les desserts français que nous avons préparés). Sur les conseils du mari de Mei, aussi guide touristique de la région, nous prendrons des petits sentiers de randonnée inconnus pour visiter le fameux monastère Ganden Sumtseling (surnommé aussi le petit Potala, en référence au palais Potala de Lhasa, capitale du Tibet).

backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine sichuan litang village tibetain tibetan house host
backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine yunnan shangrila village tibet
Shangri-La

À province exceptionnelle, rencontres exceptionnelles

Lors de nos au-revoirs à la famille de Mei, le ciel s’obscurcit. Une neige consistante finit par tomber, recouvrant l’ensemble du paysage sur son passage. Surpris, les conducteurs n’hésitent pas à s’arrêter pour prendre deux étrangers frigorifiés sur le bord de la route. Notre dernier conducteur, un jeune tibétain accompagné de son père, nous régalera dans un restaurant avant de nous déposer à Lijiang. Un geste d’hospitalité mais surtout d’amitié, très courant en Chine, qu’il nous a été impossible de refuser!

Sur la place du vieux Lijiang, nous retrouvons Seven Li et sa femme Molly, nos nouveaux hôtes. On les suit à travers les petites rues fréquentées, jusqu’au pied d’une ancienne maison transformée en chambres hôtelières. Seven Li nous tend une clé: lui et sa femme, gérants d’hôtels, nous ont réservé une chambre dans un de leur établissement qui n’est pas complet. La surprise est totale, bientôt complétée par une autre: nous apprenons que Florence, notre amie autostoppeuse, a également séjourné chez eux quelques mois plus tôt – et au moment même où nous posons nos sacs dans notre belle chambre d’hôtel, Florence a déjà posé le sien dans une des magnifiques chambres de l’hôtel de Kadir, notre hôte turc de Cappadoce… De retour à la réception, nous profitons de la traditionnelle pause thé pour discuter avec nos hôtes, tout en appréciant les notes parfumées du thé servi minutieusement par Seven Li, dans une ambiance apaisée. Un parfait contraste avec la cacophonie générale du vieux centre-ville de Lijiang; une ville-attraction qui ne sera pas, avouons-le, notre tasse de thé.

backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine yunnan lijiang village traditionnel

Malgré le confort de l’hôtel et l’incroyable gentillesse de Seven Li et Molly, nous déciderons d’écourter notre séjour à Lijiang pour retrouver Mia à Baisha. Mia, occupée à restaurer un vieux café, nous laissera nous installer dans une immense maison appartenant à l’un de ses amis – où nous y ferons la connaissance de nos colocataires temporaires; un couple de brésiliens, une étudiante serbe et Yu Yang, un aventurier-écrivain chinois ayant fait la une des journaux québecois (non pas pour relater son impressionnant Tour du Monde, mais pour trouver des témoins suite au vol de son vélo).

On compte désormais les jours; notre visa chinois se termine bientôt. Il nous faut faire route vers le Vietnam, en passant par des lieux mythiques et ultra-conseillés: Dali, les villages traditionnels alentours, les rizières du Yunnan… La liste est longue, le délai court: avant de baisser les bras, nous allons lever notre pouce. À quelques kilomètres de Baisha, un grand espace s’arrête: à son bord, Chen et Ray, deux femmes en couple accompagnées de leurs jumeaux aux traits métissés (on apprendra plus tard que les enfants sont issus d’une fécondation réalisée en Angleterre, avec le sperme d’un donneur américain) nous invitent à monter. « Où souhaitez-vous aller? » nous demande Chen, dans un parfait anglais. Bonne question. « Dali? Enfin non. Peut-être que les villages alentours valent plus le détour? » Bonne question. Chen et Ray nous avouent n’avoir jamais visité ce coin. Ray suggère alors d’aller visiter les villages tous ensemble avant de rentrer chez elles, dans un petit éco-village près de Kunming. Éco-village? Le mot vibre, raisonne en nous. « Est-ce possible de visiter aussi l’éco-village? » « Bien sûr, vous pouvez même rester dormir chez nous ». Quelle question!…

La nuit est déjà bien installée lorsque nous arrivons au village. Chen et Ray nous installent dans le salon de thé, transformé à l’occasion en chambre d’invités. Confortablement installés, nous ouvrirons nos yeux tard dans la matinée, accueillis par un plat bien garni de dumplings cuisinés par les parents de nos hôtes, qui vivent aussi dans la maison. On se régale, avant de filer à la salle commune du village pour donner une conférence sur notre voyage devant des habitants curieux et bienveillants.

À l’approche de Noël, une douce nostalgie nous gagne. On se décide à envoyer notre lettre au Père Noël; une sorte d’appel 2.0 posté sur un réseau d’hospitalité réputé. Et notre vœu sera exaucé: cette année, nous fêterons Noël chez Claire, une expatriée galloise, à Kunming. Entourés de notre hôte, de ses amis Jamie, Carlos et Teo, nous travaillerons à recréer la magie de Noël – autour d’un festin végétarien préparé par nos soins. Les petits cadeaux à nos noms sous le sapin de Claire viendront compléter une autre surprise, tout aussi inattendue: Chen et Ray ont décidé de nous emmener dans les rizières du Yunnan – un rêve qu’elles partageaient avec nous, un rêve qui se concrétise grâce à notre rencontre.

backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine yunnan rizieres rice terraces
backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine yunnan
backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering china chine yunnan rizieres rice terraces

12 personnes, deux voitures: après une bonne matinée à s’organiser pour les uns, à atteindre l’éco-village pour les autres (nous); notre drôle de convoi se met en route. Premier arrêt à Jianshui où notre groupe d’acolytes (composé de nos deux mamans, des quatre grand-parents et des jumeaux, ainsi qu’un couple de voisins) nous convainc de visiter la maison historique de la famille Zhu. Une découverte sympathique, qui nous fera passer du bon temps ensemble avant la nuit; avant que notre groupe se sépare, chacun dans son coin, nous dans notre tente – discrètement posée au fond de la cour de l’hôtel, où logent nos amis. Deuxième arrêt le lendemain aux rizières de Yuanyang, où nous sommes accueillis par Skylar, amie de Chen et guide locale. Tandis que tout le monde bénéficie d’un prix d’entrée réduit, Skylar, touchée par notre histoire, s’arrangera pour nous offrir la nuit dans le même gîte que nos amis. Jusqu’au bout, la chance semble nous sourire; comme avec ce ciel gris qui finit par se dégager pour nous laisser admirer ces incroyables champs de riz. Jusqu’au bout, nous profiterons de ces instants en Chine, au terme d’un périple qui n’a pas été toujours facile. Jusqu’au bout, nos amis nous accompagneront, curieux de voir le fleuve rouge, la rive vietnamienne, la limite de leur pays… Jusqu’au troisième et dernier arrêt à la frontière, où nous ferons nos adieux.

 

En savoir plus sur la Chine:

SerialHikers stop autostop world monde tour hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage sans avion no fly china chine roadtrip newsletter

Abonne-toi

à nos newsletters pour ne pas rater les prochains épisodes!

* Article rédigé d’après notre expérience personnelle*

2 Partages
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *