world-flags-globe-translationLorsque nous avons quitté notre vie parisienne en 2016, nous avons dit aussi “au revoir” à notre routine de citadins écolo-convaincus – un comble, me direz-vous, alors que nous prenions souvent l’avion pour des raisons professionnelles mais aussi pour nos vacances personnelles. On l’avoue: on ne se posait pas de questions, on ne cherchait pas vraiment à connaître l’impact de nos trajets aériens, et puis comme nous l’avons lu quelque part: “la voiture pollue plus que l’avion” et “on pollue moins en prenant l’avion 1 fois/an que son voisin qui prend sa voiture tous les jours”. Fake news, vérités?… Après deux ans sur les routes, on a voulu en savoir plus: rapports d’études, calculateurs, méthodologies de calcul… En bons scientifiques, nous avons passé les chiffres au crible pour les faire parler – et vous dire pourquoi, à partir d’aujourd’hui, nous ne prendrons plus l’avion!

Cet article ne se veut pas moralisateur, mais tente d’apporter des réponses et des solutions. Dans tous les cas, plus personne ne prendra l’avion rouillé qui illustre cet article, un Yak-40 de la compagnie Aeroflot (à Osh, Kirghizistan)

Calculateurs en ligne: bilans des émissions de CO2 par mode de transport

Pour débuter cette réflexion, nous avons effectué un gros travail de recherche sur les données disponibles concernant les émissions de gaz à effet de serre. Attention! Les listes de chiffres qui vont suivre peuvent vous paraître très ennuyeuses, voire pas du tout réalistes: nous ne faisons que retranscrire ici les données disponibles, de sources différentes.
Si cela ne vous intéresse pas, vous pouvez passer le tableau ci-dessous:

Il s’agit d’un calculateur suisse utilisé pour le calcul des émissions de CO2 (site disponible en français, anglais, allemand). Une simulation nous donne par exemple:

  • 190 g CO2 /km pour un aller-retour Paris – New York
  • 200 g CO2 /km pour 5000km avec une voiture moyenne

Note: le calcul ne prend en compte qu’un seul passager par voiture (le conducteur). Sur le site, la méthode de calcul est clairement détaillée: elle comprend pour les voitures les émissions dues à leur production et de leur carburant, et pour l’aviation la production de carburant ainsi qu’un facteur de 2 considérant les trainées de condensation.

La fondation de Yann Arthus-Bertrand a également crée son propre calculateur en ligne (site disponible en français & anglais). Il s’appuie sur la méthodologie Bilan Carbone® développée, entre autres, par l’ADEME et diffusée par l’Association Bilan Carbone (A.B.C) qui propose aussi des MOOC pour comprendre et calculer son emprunte carbone. Une simulation nous donne par exemple:

  • 240 g CO2 /km pour un aller-retour Paris – New York
  • 230 g CO2 /km pour 5000km avec une voiture moyenne

Note: le calcul ne prend en compte qu’un seul passager par voiture (le conducteur).

Il s’agit du calculateur officiel de la Direction Générale de l’Aviation Civile française, une direction rattachée au Ministère des Transports (site en français). Sur ce site on peut y lire qu’1 tonne de CO2e représente:

  • un Aller/Retour Paris – New York (12000km), soit 85g CO2e /km
  • l’équivalent des émissions produites par une voiture moyenne en France pour parcourir 5000km, soit 198g CO2e / km

Note: le calcul ne prend en compte qu’un seul passager par voiture (le conducteur). Le CO2e (CO2 équivalent) correspond aux gazs à effet de serre cumulés (CO2 et autres) et se calcule comme ceci: “X g CO2e” = “X g CO2” x 1,22

L’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie) est une agence française qui finance des études. Elle possédait également un calculateur en ligne, ainsi que des chiffres sur les émissions des différents transports. Aujourd’hui, ces chiffres ne sont plus accessibles directement sur leur site, mais on peut les retrouver par le biais d’autres sources (ici Consoglobe).

  • TGV : 13 g CO2/km.
  • Voiture électrique : 22 g de CO2/km
  • TER, Intercités, Téoz : 43 g de CO2/km
  • 2-roues jusque 125 cm3 : 113 g de CO2/km
  • Avion, vol long-courrier : 118 g de CO2/km
  • Voiture diesel de taille moyenne : 127 g de CO2/km
  • Autobus : 130 g de CO2/km
  • Voiture essence taille moyenne : 135 g de CO2/km
  • Avion, vol domestique : 145 g de CO2/km
  • Voiture 4 x 4 : 250 g de CO2/km

Note: seules les émissions de CO2 des transports publics sont estimées par passager selon le taux moyen de remplissage. En ce qui concerne les voitures et motos, il faut diviser par le nombre de passagers!

Pour le TGV et la voiture électrique, les chiffres sont à relativiser (calcul pour la France où 80% de notre électricité est d’origine nucléaire et ne comprend pas la pollution engendrée par les batteries…) Ces chiffres sont donc peut-être un peu dépassés, mais intéressants tout de même pour se faire une idée de l’ordre de grandeurs des émissions de CO2 selon les transports.

Si le site de l’ADEME ne fournit plus de chiffres ou de calculateur en ligne, on peut en revanche y trouver des dossiers très précis sur les émissions moyennes de CO2 de voitures en France (ne compte pas les coûts de production du véhicule et du carburant).

Avez-vous remarqué de grosses différences entre ces sources?

N’est-il pas étonnant de découvrir que la voiture émettrait plus du double de CO2/km par rapport à l’avion, d’après le calculateur officiel de la DGAC (une entité rattachée au Ministère des Transports français)? À quel calculateur, à quelle méthodologie peut-on faire confiance?

Bonne question. Dans tous les cas, les chiffres utilisés par certains calculateurs ou articles de presse affirmant que la voiture est au moins aussi polluante que l’avion (ici ou ) ne prennent souvent pas en compte plusieurs facteurs essentiels:

  • Le taux de remplissage d’une voiture: en réalité, nous partons rarement en vacances, à 1000km de chez nous, tout seul au volant! En prenant l’exemple d’une famille de 4 personnes ou d’une voiture remplie grâce au covoiturage, l’émission de CO2/km devra être divisée par autant de passagers présents dans la voiture (pour avoir le même référentiel que l’avion ou autres transports en commun).
  • L’aggravation de l’effet des gaz à effet de serre due aux trainées de condensation. Il faudrait rajouter un coefficient multiplicateur d’au moins 2 au coût écologique de l’avion, selon les dernières données.

… Ainsi que les coûts écologiques cachés, tels que:

  • La pollution engendrée lors de la production des véhicules et des carburants (exception faite de MyClimate.org),
  • La consommation de produits à bord des avions: plastique à usage unique, plateau repas, lingettes, emballages etc
  • Le coût écologique des transports utilisés par le personnel de bord et tout le personnel nécessaire au bon fonctionnement d’un aéroport, pour les faire arriver sur leur lieu de travail…

Note: On ne parlera pas ici des autres pollutions, comme celles des particules fines (qu’une voiture émet plus au km par rapport à un avion). Pourquoi? Parce que ces pollutions ont une action différente: les particules fines sont impliquées dans les problèmes de santé, hors nous nous intéressons ici à la pollution et principalement au CO2, qui est l’indicateur de référence actuel pour évaluer le réchauffement climatique (gaz à effet de serre)!

L’avion comme moyen de transport: un impact écologique sous-estimé

En réalité, que ce soit en voiture ou en avion, la différence entre les émissions de CO2 émises par l’un ou par l’autre n’est pas énorme.

“Ce qui fait toute la différence, c’est la distance du trajet: personne ne songe à faire 12 000 kilomètres en voiture pour aller passer une semaine de vacances!”

Prenons l’exemple d’une famille parisienne de quatre personnes. Pour leurs vacances d’été, ils hésitent entre partir à New-York en avion ou descendre en Espagne en voiture:

Paris 🥖

New-York 🗽

20 heures*
12 000 km*
2 000 kg CO2*

Paris 🥖

Barcelone 🇪🇸

20 heures*
2 200 km*
100 kg CO2*

* Ordre de grandeur pour un aller-retour “porte à porte” et une émission de CO2 exprimée par personne (moyenne des 3 calculateurs présentés ci-dessus)

À temps de trajet équivalent (20 heures), le nombre de kilomètres ne l’est pas du tout: l’avion permet de parcourir des milliers de kilomètres en quelques heures, mais ces kilomètres parcourus ont un plus grand impact sur l’environnement.

Et si, plutôt que de calculer nos émissions de CO2 par kilomètre, nous les calculions par heure de trajet? Avec l’exemple de notre famille de 4 personnes ci-dessus, cela donnerait:

100kg CO2/heure/passager
5kg CO2/heure/passager

“Une semaine de vacances à Bali avec le trajet aérien émet autant de CO2 qu’une année de vie en France.” (article Libération)

Nous ne prendrons plus l’avion: un choix personnel

Lorsque nous sommes partis de France sans avion, nous voulions combiner notre passion du voyage avec nos convictions écologiques. Comme je vous le disais en introduction, nous n’avions pas réalisé à quel point les trajets aériens pouvaient autant polluer… Ce n’est que lorsque nous avons fait le bilan au bout d’un an sur les routes que nous avons commencé à nous intéresser aux chiffres: à distance équivalente parcourue en autostop, nous avions émis environ 233 kg/personne contre 1,2 T/personne si nous avions pris l’avion!

Mais que l’on soit bien clairs: nous ne sommes pas là pour vous faire culpabiliser, ni pour vous faire la morale. Si vous nous lisez, c’est parce que nous avons en commun la passion du voyage! Et même si nous souhaitons, dans l’idéal, ne plus voyager en avion (tout comme d’autres voyageurs), il arrivera certainement un jour où nous utiliserons l’avion – personne n’est irréprochable!

Si nous tenons à le rappeler, c’est parce que souvent, en entamant la discussion sur l’avion et son impact écologique, nous nous retrouvons dans une impasse – avec d’un côté des personnes qui ont bien conscience du problème et ont modifié (ou pas!) leur façon de voyager, et de l’autre des personnes dans le déni, qui tentent de se justifier en avançant des arguments pas toujours pertinents. Voici donc un petit florilège de ce que nous avons entendu, avec nos réponses développées:

Même si nous n’aimons pas non plus les habitudes de ton voisin Dédé, en utilisant sa voiture quotidiennement pour faire 2 kilomètres alors que tu décides de faire un aller-retour en avion à New-York dans l’année, tes vacances vont engendrer beaucoup plus de pollution que la Peugeot de Dédé… Faisons le calcul:

  • 200 gr CO2 /km x 365 x 2 km = 146 kg CO2 /an pour ton voisin
  • Un aller-retour Paris – New York = 2000 kg CO2 pour toi!

Note: nous avons pris la moyenne d’émissions de CO2 des 3 calculateurs en ligne pour ce calcul. Cela ne prend également pas en compte le fait que les premiers kilomètres en voiture émettent beaucoup plus de CO2, mais le résultat final (avec un facteur 10 d’écart entre les deux!) ne changera pas de beaucoup…

Pour commencer, on voudrait sincèrement te féliciter et te soutenir dans tes efforts: manger végétarien et prendre son vélo pour les petites distances, c’est aussi bon pour l’environnement que pour la santé!
Mais comme tu t’en doutes, en prenant l’avion une fois par an, tu annules tous tes efforts quotidiens (nous ne disons pas cela pour te décourager et que tu arrêtes tes efforts en faveur de l’écologie, bien au contraire!). Tu peux d’ailleurs regarder l’infographie du site suisse Énergie et Environnement à ce sujet: le plus gros pollueur, ce n’est pas forcément celui auquel on croit!

C’est pas très sympa de comparer un enfant à un Boeing!… Même si des études ont montré qu’avoir moins d’enfant serait la solution la plus efficace pour lutter contre le réchauffement climatique, ce n’est en revanche pas une solution pour sauver l’espèce humaine – et encore moins une excuse pour prendre l’avion à outrance!…

C’est vrai, mais qui élit les politiques dans nos pays développés et achète les produits/services de l’industrie? Alors d’accord, toi et moi, nous polluons aussi – et pas qu’un peu: environ 15% des émissions de gaz à effet de serre proviennent de particuliers… Mais si on revoyait tout notre mode de consommation (de nos trajets en avion jusqu’aux produits issus de cette industrie que nous consommons)?

Une phrase prononcée généralement par la même personne qui pense que “c’était mieux avant”…

Plus sérieusement, un monde avec une consommation raisonnée est loin d’un retour à l’âge de pierre, il est question ici de sobriété heureuse (pour info, la sobriété heureuse est le fait de réduire sa consommation – donc ses émissions – pour ne vivre qu’avec des choses “essentielles”). L’Homme n’a jamais imaginé de société reposant sur un système “durable”, mais plutôt une société basée sur l’hyper-consommation (que notre interlocuteur a l’air de bien apprécier). Comme pour tout, pour que cela fonctionne, il faut trouver un juste milieu: dans un monde moderne, on peut donc tout à fait apprendre à se passer de l’avion!

Oui… et non! Si tu connais le principe de l’offre et la demande, tu saurais que si il y avait une baisse drastique de la demande, les compagnies aériennes seraient obligées de fermer des lignes pour continuer à être rentables!

C’est vrai, la communication digitale et l’industrie technologique représentent environ 2% des émissions mondiales de CO2 (source: climatecare.org) – soit un tout petit peu moins que le secteur de l’aviation qui représente environ 3-4% des émissions mondiales de CO2. Ceci dit, pas besoin d’être doué en math pour comprendre qu’une personne qui utilise Internet mais ne prend pas l’avion pollue moins qu’une personne qui utilise Internet ET l’avion!

Certaines compagnies proposent maintenant de compenser vos émissions à l’achat d’un billet d’avion, sur le même principe que MyClimate ou GoodPlanet.

Certes c’est mieux que rien, mais cela ne résout grand chose! C’est la fameuse impasse de la “croissance infinie avec des ressources finies”.

Non c’est sûr, si vous êtes là c’est parce que nous avons une passion commune pour le voyage… Heureusement, il existe des alternatives à l’avion pour voyager et améliorer son impact écologique!

Vouloir, c’est pouvoir! As-tu songé à partir moins loin en utilisant d’autres moyens, ou à partir plus longtemps?

Alternatives à l’avion: quelles solutions?

Voyager moins loin et/ou plus longtemps

Partir en weekend en Europe grâce à un vol low-cost: l’idée est alléchante, mais le coût écologique est énorme (presque 2 fois plus d’émissions CO2/km qu’un long courrier).

➡️ Privilégiez des destinations plus proches pour vos weekends

➡️ Pour aller loin, accumulez vos jours de repos et partez plus longtemps: par exemple, faites plutôt 1 aller-retour “20 jours – 2 destinations limitrophes” que 2 allers-retours “10 jours – 1 destination”!

Changez vos habitudes de transport

➡️ Privilégiez le vélo ou la marche: pas besoin d’être un grand sportif, allez à votre rythme! Avec ces modes de déplacement lents, on observe beaucoup mieux les paysages et il n’est pas rare d’avoir de bonnes surprises!

Saviez-vous qu’en Europe il est très facile de voyager à vélo (pistes EuroVelo) et en train (pass l’InterRail)? Des solutions beaucoup plus écologiques… et économiques!

➡️ Pensez au covoiturage pour remplir une voiture!

➡️ Le train ou le bus, plutôt que le combo “avion et taxi” – même si le prix paraît dérisoire dans certains pays. Tout n’est pas qu’une question de prix et de temps! En plus d’être plus écologiques, ces moyens de transport vous permettent de faire de chouettes rencontres 🙂

Il y a souvent des bus ou trains de nuit pour relier les villes dans chaque pays du monde, c’est plus écologique et économique (une nuit d’hôtel en moins!)

Si vous êtes intéressés, on vous conseille de lire ces deux liens utiles: les conseils d’Energie et Environnement.ch et le guide de l’ADEME

Voyager au sol (stay grounded)

C’est ce que nous faisons depuis notre départ en 2016, et nous n’y voyons que des avantages! Si le mouvement “stay grounded” vous intrigue, vous pouvez visiter les sites Stay Grounded et StayOnTheGround (sites en français/anglais)… et par la même occasion, signer leur pétition “je reste au sol”!

L'autostop

On ne pouvait pas finir cet article sans vous conseiller l’autostop (à deux, c’est même mieux!). Au bout de 2 ans de voyage, le bilan est sans appel: nous avons émis l’équivalent d’un aller simple Paris – Athènes (2100km) en parcourant plus de 50.000 km en stop!

On conclue par ces données qui laissent songeurs, d’après MyClimate.org:

🚫 Il ne faudrait pas dépasser 0,6 Tonnes de CO2/an/personne pour arrêter le réchauffement climatique

🇪🇺 À titre de comparaison, un citoyen de l’Union Européenne émet en moyenne 8 Tonnes de CO2/an

* Article rédigé d’après notre expérience personnelle *

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Cet article a 10 commentaires

  1. Merci pour cet article! Je partage 😉 à bientôt sur les routes !

  2. Vous avez oublié de parler de vos allers-retours en avions au milieu de votre voyage en stop !
    Dommage, l’idée dont vous parlez est bonne, mais essayez de vous l’appliquer à vous-même déjà !

    1. Bonjour M. Hulot 😉 On se permet de recopier quelques passages de l’article – que tu as dû lire trop vite:
      – le titre: “Pourquoi nous ne prendrons plus l’avion…”, conjugué au futur
      – et ce passage: “Mais que l’on soit bien clairs: nous ne sommes pas là pour vous faire culpabiliser, ni pour vous faire la morale” “Et même si nous souhaitons dans l’idéal ne plus voyager en avion, tout comme d’autres voyageurs, il arrivera certainement un jour où nous utiliserons l’avion – personne n’est irréprochable!”
      Quant à nos deux allers-retours au cours de notre périple pour raisons familiales, nous avons été très transparents, ils sont déjà évoqués dans plusieurs autres articles!

  3. Bel article et l effort est considérable. Je ne culpabilise point. Je continuerai de rouler en Harley pour mes 2 km. Je prendrai l avion pour mes voyages. Et j adore contempler les traînées des réacteurs dans le ciel, j y vois un tableau abstrait fantastique. Je vous aime (surtout toi mon juju). Be safe et be grounded 🙂

    1. Merci Naycer! si tu aimes tant prendre l’avion pense à venir nous rejoindre un de ces jours 😉 Tu pourras nous suivre en stop (ou en 4×4 à côté si tu préfères) et essayer avec nous toutes nos petites astuces au quotidien pour voyager à notre eco manière. C’est même pas chiant promis 😉 Bises!

  4. Super article, j’ai beaucoup aimé ! C’est vrai que je suis partagée entre mon envie de découvrir le monde et celui de le préserver. Jusqu’à il y a peu, je faisais partie des “Je suis végétarien (à tendance vegane), je trie mes déchets et je mange local, alors je peux bien me permettre de prendre l’avion”. Mais de plus en plus, je prends conscience de l’impact énorme qu’ont ces voyages en avion. J’ai découvert cet été la joie que procurent les voyages alternatifs (En vélo, train, en bus) et je pratiquais déjà le stop avant. C’est vraiment le top de voyager ainsi !
    Dans le cadre de mes études, j’ai l’opportunité d’aller cette année à Vanuatu effectuer un stage (à côté de l’Australie) puis en semestre au Canada, avec des contraintes de temps pas super pratiques… alors j’ai choisi quand même malheureusement faire exploser mon empreinte carbone, mais j’espère bien que ce sera la dernière fois et que par la suite, je trouverai le temps de voyager plus écologiquement ! Car rien ne vaut le bonheur de découvrir la planète tout en sachant qu’on ne la détruit pas en allant à sa rencontre (et surtout à la rencontre de l’autre grâce à des voyages où on prend le temps !).

    En tous cas merci pour ce bel article.

    1. Hello Justine, merci pour ton commentaire pertinent! On est contents que tu aies pu te retrouver dans nos exemples sans te sentir agressée, et nous faisions aussi un peu partie de cette catégorie avant! On aime beaucoup ta dernière phrase: “rien ne vaut le bonheur de découvrir la planète tout en sachant qu’on ne la détruit pas en allant à sa rencontre (et surtout à la rencontre de l’autre grâce à des voyages où on prend le temps !)”. Si tu as besoin de conseils un jour pour tes prochaines voyages lents, n’hésite pas à revenir vers nous! On sera ravis de t’aider! 🙂

  5. Merci à vous pour toutes ces infos très pratiques ! Vous êtes superbes ! Ravie de pouvoir lire tous vos commentaires. Bonne continuation à vous ! Bises

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