Anecdotes de stop: ces gestes qui ont une signification différente

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Il y a quelques jours, nous avons échangé sur un forum d’autostop à propos des gestes qui ont une signification bien différente dans d’autres pays. On s’est alors rendu compte que l’on avait quelques histoires drôles à raconter, de petits moments de gêne, d’incompréhension, d’interprétation foireuse à cause de différences culturelles… Des moments que l’on a souhaité partager, dans notre palmarès des plus beaux quiproquos en stop! 


La liste qui suit est évolutive; nous la mettrons à jour dès que nous aurons de nouvelles anecdotes personnelles à raconter. N’hésite pas à raconter les tiennes en commentaires!

En Bulgarie, un « non » pour un « oui »

En Bulgarie, il est arrivé au début que l’on arrête un conducteur local, qui ne parlait pas un mot d’anglais mais qui nous semblait bienveillant, sympathique. On a sorti le traducteur pour demander où il allait; et notre interlocuteur nous répond par le nom de la ville où on souhaitait préciser aller. Super! On lui traduit: « on souhaite aller là aussi. Peut-on monter avec vous? » Ce à quoi notre conducteur nous répond par un sourire, en secouant sa tête de gauche à droite – dans un signe que l’on a l’habitude d’interpréter comme « non ». Aïe, aïe, aïe! Dépités, on s’apprêtait à repartir tendre nos pouces ailleurs lorsque notre conducteur bulgare ouvrit la porte passager, tout en faisant signe cette fois de monter. Hébétés, on est quand même montés – avant d’apprendre, plus tard, que la signification des gestes de la tête est inversée pour un bulgare! 

En Turquie, on claque sa langue pour dire non

On continue dans la série des quiproquos pour exprimer un refus: en Turquie, nous sommes vraiment restés perplexes les premiers temps devant ces conducteurs turcs qui claquaient leur langue, lorsque nous leur demandions si ils allaient bien à telle destination… Un signe de négation, comme on l’apprendra plus tard, qui serait sans doute mal perçu en France: claquer sa langue dans une conversation entre adultes, ça ne se fait pas.

En Iran, on évite le pouce en l’air

Le pouce en l’air en Iran, c’est l’équivalent en France du majeur levé, du doigt d’honneur… C’est extrêmement insultant! Pour l’autostop, on s’est donc adaptés en faisant signe de ralentir, paume de la main vers le bas, aux conducteurs iraniens. Et même si on a pris toutes nos précautions en évitant de tendre nos pouces, il est quand même arrivé que l’on se fasse photographier le pouce en l’air, ou que l’on réponde par ce geste pour signifier « top! » ou « j’aime ». Oups! Heureusement que les jeunes iraniens, habitués au pouce bleu de Facebook, ne l’ont pas mal interprété!

En Asie du Sud-Est, une main tournée près de la tête n’a pas la même signification

En Asie du Sud-Est, en particulier au Vietnam, on a vu pas mal de conducteurs touner leur main près de leur tête en nous voyant sur le bord de la route: des gestes qui ont une signification légèrement insultante pour nous, comme si on nous traitait de fous! En réalité, ces chauffeurs voulaient juste signifier « non, pas possible de vous prendre ». On en retient une chose: finalement nous ne sommes pas si fous!…

Aux Philippines, on pointe avec les lèvres

On connaissait la manière de pointer quelque chose avec l’index tendu, un regard insistant ou un coup de menton dans la direction de l’objet… C’était sans compter sur les Philippins, qui n’hésitent pas à pointer quelque chose avec… leurs lèvres! Imagine un peu notre tête lorsqu’on a vu un philippin tirer une sorte de duckface face à la route (on en rit encore!). Le pire, dans tout ça? À force de se moquer gentiment, on a fini par adopter le mouvement des lèvres comme la nouvelle norme pour pointer des choses… 

Autostop: comment arrêter une voiture facilement?

* Article écrit d’après notre expérience personnelle *

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