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world-flags-globe-translationAhoy, moussaillon! Te sens-tu prêt à prendre le large à bord d’un bateau pour explorer de nouvelles terres? Es-tu motivé à trouver un chouette vaisseau et un bon capitaine pour effectuer une traversée, malgré ton manque d’expérience de la mer? Ne cherche plus! Notre guide du bateau-stop a été écrit pour te permettre de voguer vers de nouvelles aventures, en toute sécurité!

Introduction

Définitions

Avant de rentrer dans le vif du sujet, nous allons commencer par définir ce qu’est le bateau-stop (et en quoi il se distingue du co-baturage):

  • Le bateau-stop: comme l’autostop, cela désigne le fait d’embarquer gratuitement à bord d’un bateau (cargo, voilier, ferry, etc). Il existe deux cas de figure: soit le capitaine n’avait pas prévu d’accueillir initialement un équipier, soit il a besoin d’aide à bord et accueille un équipier sans demander de contribution financière. Le plan de route est défini par le capitaine, et l’équipier a rarement son mot à dire.
  • Le co-baturage: comme le co-voiturage, l’embarquement est programmé à l’avance (départ défini) et les frais sont partagés équitablement. En général, lorsqu’il s’agit de co-baturage, tous les membres d’équipage sans exception se mettent d’accord sur la destination, les escales, les activités…

Dans ce guide, nous allons plutôt évoquer la pratique du bateau-stop, en particulier celle du voilier-stop et brièvement celle du ferry-stop qui sont les deux formes de bateau-stop que nous avons eu l’occasion de tester lors de notre aventure.

Pourquoi faire du bateau-stop?

Il existe plusieurs raisons qui poussent les voyageurs à pratiquer le bateau-stop:

  • Pour éviter de prendre l’avion ou tout autre transport “conventionnel”
  • Pour limiter son empreinte carbone: en voilier-stop, la traversée se fait principalement grâce à la force du vent!
  • Pour le côté aventure et l’adrénaline que cela procure: vivre confinés en pleine mer, pendant plusieurs jours, affronter des tempêtes, des vagues immenses… C’est une expérience en soi!
  • Pour apprendre de nouvelles compétences, telles que savoir faire des nœuds marins, barrer, ou naviguer à la voile… et se découvrir une nouvelle passion?

Pour nous, le bateau-stop représentait un immense défi dans notre Tour du Monde en stop: pour être en accord avec nos convictions écologiques et respecter notre challenge d’un voyage sans avion, il nous fallait traverser les mers… Et donc de trouver un bateau-stop!

Informations importantes

Avant de te jeter à l’eau, nous te conseillons très fortement de t’informer sur le sujet: livres sur la navigation, vidéos/vlogs, forums, blogs, récits… Tout est bon à prendre pour te donner une idée des conditions de traversée, de la vie à bord, des enjeux et des risques! En plus de t’éviter des mauvaises surprises, posséder quelques notions théoriques en navigation peut compenser ton manque d’expérience et faire la différence dans ta recherche de bateaux.

Les périodes de navigation

Pour commencer, renseigne-toi sur les (bonnes) périodes de navigation: tout bon marin évitera de prendre la mer en pleine saison des tempêtes, avec des vents de face ou des courants contraires! 

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Carte indicative des saisons de navigation. Cette carte ne prend pas en compte le sens de navigation: la majorité des grandes traversées se fait d'Est en Ouest à cause des courants. Source: Improve Sailing

Vérifier régulièrement la météo

Outre les cartes indicatives des saisons de navigation (qui ne sont pas toujours très justes!), une majorité de marins s’appuie sur le site Windy.com pour évaluer la direction et la force des vents en mer, ainsi que la hauteur des vagues pour les jours à venir. Jette un coup d’œil régulièrement, afin de déterminer la prochaine fenêtre idéale de navigation!

La sécurité à bord

On va t’avouer quelque chose: alors que nous étions encore novices, nous avons embarqués à bord d’un voilier pour deux semaines en mer où le niveau de sécurité était… quasi nul. Si cette expérience nous a causé quelques frayeurs, elle nous a surtout apprise à être plus vigilants dans ce domaine!

À titre indicatif, on t’a retranscrit ci-dessous une liste non exhaustive des points de sécurité à contrôler avant d’embarquer (retrouve la liste complète dans cet article en anglais):

  • Radeau de sauvetage (liferaft): y en a-t-il un? De quand date la dernière révision?
  • Sacs de survie (grab bags): où se trouvent-ils? Contiennent-ils tous les éléments nécessaires à une survie en mer de plusieurs jours (nourriture deshydratée, eau, couteau, radio, fusées de détresse, etc)?
  • Fusées de détresse (spares): sont-elles récentes et aux normes?
  • Extincteurs (extinguishers): où se trouvent-ils?
  • Gilets de sauvetage (life jackets) et lignes de vie (jacklines): est-ce que tous les membres seront équipés d’un gilet de sauvetage avec harnais? Le pont du bateau est-il équipé d’une ligne de vie? Est-ce qu’une démonstration et une séance d’essayage/ajustage est prévue avant de partir?
  • Trousse de premier secours (first aid kit): où se trouve-t-elle? Les médicaments et bandages sont-ils encore utilisables?
  • Dinghy: y en a-t-il un?

Est-ce que le moteur fonctionne bien? Quelle est sa puissance? Est-il correctement maintenu, révisé? Les filtres ont-ils été changés dernièrement? Y a-t-il des filtres de rechange à bord? Quelle est la capacité du tank contenant le fuel?

Comment fonctionne le système électrique? Les batteries sont elles récentes, peuvent-elles charger complètement? Existe t’il des systèmes complémentaires pour fournir de l’énergie à bord (panneaux solaires, éolienne, générateur)? Y a t-il des piles de rechange?

Y-a-t-il un auto-pilote et fonctionne-t-il correctement? Y a-t-il à bord des moyens pour substituer le GPS en cas de problème comme un compas et des cartes papier?

Assure-toi que le bateau est en bon état général, de même que les câbles et accessoires présents sur le pont!

Les voiles sont-elles entretenues? Y a t-il un set de patchs et d’aiguilles disponible à bord pour les réparer? Le bateau possède t-il des voiles spécifiques pour les tempêtes?

Dans une situation d’urgence, il faut pouvoir contacter les secours autrement que par le biais de la radio VHF. Il existe plusieurs appareils de localisation et/ou communication par satellite que tout bateau doit posséder en cas de traversée:

  • EPIRB (ou emergency position-indicating radiobeacon), utilisé comme balise de détresse en cas d’urgence. 
  • Garmin InReach® ou InmarSat® entre autres, des appareils de communication par satellite (avec abonnement) qui permettent d’envoyer un SOS à tout moment.

Il faut s’assurer que ces appareils fonctionnent, soient chargés ou possèdent une pile fonctionnelle.

Les pompes pour évacuer l’eau fonctionnent-elles (en particulier, la pompe de cale)? Y a t-il une pompe manuelle en cas de problème pour pouvoir pomper l’eau à l’extérieur du bateau?

Même si la plupart des capitaines rencontrés aiment savourer un petit verre d’alcool de temps à autre (d’ailleurs, on les retrouve souvent dans les bars autour d’un port de plaisance!), l’usage d’alcool et de stupéfiants à bord est problématique… Assure-toi à l’avance des habitudes de consommation de chacun, et n’hésite pas à refuser d’embarquer si le comportement de l’équipage te paraît suspect.

La répartition des coûts

Certains capitaines demandent, en plus des tâches requises à bord, une participation financière plus ou moins gonflée à la caisse de bord – un pot commun qui inclue généralement les frais de nourriture ainsi que les frais de marinas, de fuel et de gaz. C’est ce qu’on appelle du co-baturage, où comme on l’expliquait en intro, tous les frais sont partagés équitablement entre les équipiers. On peut trouver en ligne des annonces où les capitaines réclament une participation financière… s’élevant jusqu’à 50$/jour! À ce prix- là, il ne s’agit plus de co-baturage mais de “charter” (où le capitaine dégage un profit).

Parler des coûts à bord est donc un sujet important, qu’il faut aborder très vite pour ne pas se faire piéger. Considérant que nous donnons de notre temps et énergie pour aider à la traversée (veilles de nuit entre 1h et 4h du matin, préparation des repas, aide à la navigation etc), et surtout que nous pratiquons le bateau-stop et non le co-baturage, nous estimons que notre participation doit se limiter au maximum aux frais de nourriture. Ainsi, nos recherches visent les capitaines effectuant des traversées pour eux-mêmes ou pour le compte d’un particulier (livraisons), et non les capitaines désireux de remplir leur bateau (et compte en banque!).

Enfin, nous avons remarqué que la façon de naviguer dépend énormément des habitudes du capitaine (usage du moteur ou non, arrêts en marinas ou ancrage dans des baies, etc). Nous ne souhaitons pas payer pour l’essence ou les frais de marina, sachant que nous préférons au maximum voguer à la voile et ancrer au large d’îles pour les explorer.

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Les tâches utiles à bord

Les quarts de nuit

Le quart de nuit est une période, au cours de la nuit, pendant laquelle un équipier est assigné à rester dans le cockpit pour assurer une surveillance constante. Cela permet aux autres équipiers de dormir, tout en s’assurant que le bateau ne risque aucune collision (principalement avec des cargos et des bateaux de pêche) tout en gardant le cap.

Pour effectuer un quart de nuit, il n’y a pas besoin d’avoir de connaissances particulières: on surveille l’horizon à l’aide de jumelles; on anticipe les mouvements des autres bateaux grâce à l’AIS (Automatic Identification System, un système permettant à chaque navire de repérer les bateaux dans son secteur), au radar, aux feux de navigation… Et en cas de problème ou de doute, on n’hésite pas à réveiller le capitaine (et éventuellement le reste de l’équipage).

Les provisions

Une qualité utile à bord est la capacité à gérer les provisions et tous les menus, en fonction du régime alimentaire de chacun. Le type de produits à acheter va essentiellement dépendre de la durée de la traversée. Voici comment les provisions sont habituellement gérées:

  • Première semaine: produits frais tels que fruits/légumes, viandes, œufs
  • Deuxième semaine: viande/poisson congelés, fruits/légumes qui se conservent plus longtemps (courge, pommes de terre, etc)
  • Troisième semaine et plus: riz, pâtes, et boîtes de conserve

Dans tous les cas, il vaut mieux partir avec deux fois plus de vivres que nécessaire et un stock important de boîtes de conserve et de fruits secs (en cas d’impossibilité à cuisiner à bord, comme lors de tempête, d’abandon du navire etc).

La cuisine

Connaître plusieurs recettes de cuisine est un plus: cela permet à l’équipage de manger plus varié et équilibré, et de rester en forme pour le reste du voyage! Si tu es en manque d’inspiration, n’hésite pas à regarder nos recette du Monde pour épater tes équipiers!

Notre recette de pain / pizza à la poêle

Si le bateau n’a pas de four fonctionnel, amuse-toi à tester notre recette de pain / pizza à la poêle:

  • Mélanger de la farine, de la poudre à lever et une pincée de sel, avec un peu d’huile ou de beurre avec les doigts jusqu’à obtention d’une farine granuleuse
  • Ajouter progressivement de l’eau, et pétrir à la main (rajouter un peu de farine si la pâte devient collante)
  • Pour la pizza; la pâte doit être étalée finement, la cuire d’un côté et la retourner. Ajouter de la purée de tomates ainsi que vos ingrédients cuits au préalable (oignons, poivrons, champignons, fromage râpé, etc) et cuire l’autre côté
  • Pour le pain; étaler la pâte aux dimensions de la poêle, et faire cuire de chaque côté

Les petites réparations

Un bateau, c’est comme une maison, mais en pire: cela demande un entretien constant et des connaissances techniques pour parer à tout problème en pleine mer. Les personnes possédant des connaissances en mécanique, électricité, et/ou plomberie sont donc plus recherchées! De même, les équipiers prêts à poncer, lasurer ou repeindre du bois sont généralement les bienvenus à bord.

L’animation

Les journées et soirées peuvent être longues et difficiles; c’est pourquoi il est souvent agréable d’embarquer un équipier capable d’animer l’ambiance par des conversations, des jeux de cartes ou des jeux de rôles…

Le jeu du post-it, un classique toujours apprécié!

Rechercher un bateau

Recherche en ligne

À l’ère du numérique, les sites pour rechercher un bateau en ligne se sont multipliés. Certains sont payants, d’autres réservés aux francophones… Pour multiplier ses chances, il est judicieux de combiner une recherche régulière sur différents sites avec une recherche active sur le terrain. Voici une liste (non exhaustive) des sites que nous connaissons:

Recherche sur place, dans les marinas

Même si il est vrai que nos recherches en ligne ont eu plus de succès que nos recherches dans les marinas, prospecter directement sur le terrain nous a permis de nous faire connaître et d’élargir notre réseau.

  • Tout d’abord, repère les marinas et yacht clubs en effectuant une recherche en ligne (mots-clés: marina, yacht-club et le nom du pays). Une autre manière de repérer les points d’ancrage ou ports de plaisance consiste à utiliser les coordonnées GPS des navires sur une carte mise à jour en temps réel, telle que Vesselfinder.
  • Rends toi sur place et parle de ton projet aux marins présents. N’hésite pas à leur laisser tes contacts, au cas où ils envisageraient une traversée ou entendraient parler d’un capitaine cherchant des équipiers.
  • Dépose une annonce (CV) aux endroits les plus stratégiques: à la capitainerie (club/sailing office), à la buanderie, au lobby, au bar du coin… Attention, la concurrence peut être forte et il va falloir se démarquer!

Quoi mettre dans son CV quand on n’a pas d’expérience?

Si les équipiers ayant une petite expérience en navigation ont de plus grandes chances de trouver un bateau, il n’est pas rare pour les capitaines d’accepter à bord des novices motivés. Fait main ou imprimé, votre CV doit se démarquer en attirant l’attention, tout en étant clair et concis. Quelques conseils:

  • Titre coloré, court et précis – tel que “Sailing to…?”
  • Photo de toi – plutôt prise en extérieur, dans une ambiance fun et relax
  • Présentation brève de toi en intro (nom, âge et nationalité)
  • Texte expliquant tes motivations, en mettant l’accent sur ton intérêt pour la navigation et la vie à bord d’un voilier
  • Liste de tes compétences qui pourraient intéresser et rassurer les capitaines:
    • langue(s) parlée(s)
    • hobbys
    • avoir souscrit à une assurance voyage
    • maîtriser la nage
    • ne pas souffrir du mal de mer
    • autres compétences appréciées à bord: premiers soins, cuisine, réparation (électricité, plomberie), animation, etc…
    • se montrer prêt à vivre dans des conditions très minimalistes: utilisation raisonnée et minimale de l’eau douce et de l’électricité à bord (douche rapide, ou sur le pont par temps de grosse pluie, vaisselle à l’eau salée), vie en collectivité dans un espace confiné pendant plusieurs jours, …
  • Moyens de contact (téléphone, whatsapp, Facebook, email, etc)

Patience et persévérance

Même lorsque toutes les conditions nous semblent favorables, il se peut qu’aucune opportunité ne se présente pendant des jours, des semaines voire même des mois. À Hong-Kong, nous avons attendu 6 mois avant d’embarquer à bord d’un autre voilier!
On te conseille vraiment de te préparer à une attente (plus ou moins) longue, en cherchant un endroit où loger (camping aux abords de la marina, volontariat, ou hébergement gratuit sur un bateau amarré en échange de services comme nous l’avons fait à Hong-Kong). Relance régulièrement tes contacts, fais fonctionner le bouche-à-oreilles, surveille les annonces en ligne… La patience et la persévérance finissent toujours par payer!

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L'expérience n'est pas nécessaire pour embarquer deux novices en mer!

Avant d'embarquer...

Se préparer au mal de mer

Tout équipier, même expérimenté, peut être sujet au mal de mer. Avant chaque traversée, assure-toi de prendre des médicaments contre le mal de mer (ou des remèdes naturels, à base de gingembre). Si les symptômes du mal de mer se font ressentir, allonge-toi dehors, dans le cockpit.

Prendre des vêtements appropriés et des sacs étanches

Lorsque l’on prend la mer, il est toujours recommandé d’emporter quelques vêtements chauds (il fait toujours plus frais durant la nuit), et waterproof. Il faut aussi prévoir au moins une tenue de rechange si on se retrouve trempé. Prends également un sac étanche, ou à défaut range tes papiers importants et appareils électroniques dans des sacs congélation (type ziploc®). Enfin, si tu as des chaussures fermées, waterproof et légères alors porte-les. Si tu n’en as pas, ne t’en fait pas: on se débrouille très bien sans!

Se renseigner sur les visas

Bien entendu, si un visa est requis pour rentrer dans le pays de destination, alors il te faudra faire toutes les démarches nécessaires avant le départ.
Il faudra également, le jour ou la veille du départ, aller au Bureau d’Immigration pour faire tamponner ton passeport avant la sortie du territoire. En général, chaque port possède un Bureau d’Immigration – si ce n’est pas le cas, tu seras alors invité à te rendre à l’aéroport le plus proche pour effectuer cette démarche.

Petit lexique du vocabulaire marin
en anglais

Pour terminer ce guide, on a pensé qu’il te serait utile d’apprendre un peu de vocabulaire marin en anglais:

  • Affaler (faire descendre la voile): to reef
  • Amarres (chaînes ou cordages servant à tenir le bateau le long du quai): mooring lines
  • Ancrer: to anchor
  • Bâbord (partie à gauche du bateau): portside
  • Bouée: buoy
  • Boussole: compass
  • Cap: course
  • Corde: sheet
  • Coque: hull (monocoque = monohull)
  • Dériver: to drift (à la dérive = adrift)
  • Écoper: to bail out
  • Enrouler: to furl (enrouleur = furling system)
  • Gilet de sauvetage: life jacket
  • Gréement (ensemble des cordages et objets servant à la mâture): rigging
  • Mât: mast
  • Mouillage: berth
  • Pont du bâteau: deck
  • Tribord (partie à droite du bateau): starboard
  • Voile: sail (grande voile = main sail)
  • Vent adonne (vent qui vient de l’arrière): running
  • Vent de travers (vent qui vient à 90°): beam reach

Le ferry-stop en pratique

Comment ça marche?

En terme de ferry-stop, on distingue deux grands cas de figure:

  • L’autostop d’un véhicule qui fait la traversée: soit via le camion-stop (dans certains cas, les chauffeurs routiers ont deux tickets même si ils sont tout seuls à conduire, et peuvent offrir la deuxième place à un voyageur qui leur en ferait la demande); soit via l’autostop, en montant à bord d’une voiture avant que celle-ci ne soit chargée sur le ferry. Ceci dit, l’autostop d’une voiture reste très rarement possible, car la plupart des compagnies de ferry demande un ticket (réservé à l’avance) lors de l’embarquement – des tickets souvent nominatifs pour chaque passager du véhicule.
  • La compagnie de ferry offre gracieusement des tickets aux voyageurs qui en font la demande, bien souvent en échange d’un service (reportage photo, vidéo promotionnelle, partenariat sur les réseaux sociaux…).

C’est ce deuxième cas de figure qui s’est présenté au cours de notre aventure!

Démarcher les compagnies de ferry

Avant de démarcher les compagnies de ferry, nous nous sommes bien entendu renseignés sur les liaisons existantes (nom des compagnies opérantes, horaires des ferrys, tarification, etc) et de voir si l’autostop d’un véhicule était possible, ou non.

Après avoir noté le nom des compagnies, nous les avons contactés en s’adressant en priorité aux directeurs et directeurs marketing, afin que notre demande ait plus de chance d’aboutir. Nous leur avons expliqué notre parcours, nos objectifs de voyage – tout en listant nos compétences, et en leur proposant notre aide en échange. Si ton projet plaît, et/ou qu’un échange de services l’intéresse, la compagnie de ferry (via son service marketing) t’offrira le ticket pour la traversée de ton choix. N’oublie pas d’honorer ta part du contrat si il s’agit d’un partenariat!

Pour aller plus loin…

Sailing around the world safely par Matt Ray, auteur de plusieurs posts sur le voilier-stop (en anglais)

Guide du bateau-stop par Be-My-Trip (expérience de Trans Atlantique en voilier)

Faire du bateau-stop ou de la co-navigation par TourduMondiste

* Article rédigé d’après notre expérience personnelle *

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Cet article a 3 commentaires

  1. Seb

    Hello, votre site est vraiment cool… question sur les ferrys : pensez-vous qu’en général il soit possible d’embarquer et faire ce type de traversée si on a pas de véhicule mais surtout que l’on fait un voyage d’ordre privé, autrement dit pas de reportages videos, photo etc… ?
    J’ai vu une vidéo d’un français voyageant seul de l’Inde à l’Ethiopie sur un ferry, mais je voulais avoir votre point de vue.

    1. Coucou Seb! Merci bien du compliment 😊
      Concernant les ferrys, c’est tout à fait possible pour les gens non véhiculés (dont on fait partie !). Il y a plusieurs cas de figure qui se présentent:
      – c’est toujours gratuit pour les passagers
      – chaque passager doit avoir un ticket : tu peux dans ce cas expliquer ton projet auprès de la compagnie, de l’employé en charge des tickets à bord, des managers pour obtenir la gratuité, ou alors tu peux essayer de voir avec un chauffeur poids lourd si il est tout seul et a un 2e ticket (ticket payé d’avance par la compagnie de transport, pour le 2e conducteur).
      – un ticket par voiture: dans ce cas, il te faut trouver une voiture non pleine, avec un(e) conducteur(rice) ok pour te prendre à bord! (le prix ne changera pas pour eux).

      Pour savoir dans quel cas de figure tu peux te trouver, il suffit d’aller au kiosque de la compagnie directement au port, et te renseigner sur les conditions de montée à bord! ☺️

  2. Seb

    Super !! Le moment se présentera sois en Inde de l’Ouest pour l’Afrique de l’Est et/ou Afrique de l’Ouest pour l’Amérique Latine. Merci beaucoup !

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