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Lorsque nous avons fait étape en Arménie durant notre Tour du Monde sans avion, nous avons décidé d’explorer également la république auto-indépendante du Haut-Karabagh (Karabakh ou Artsakh). Avant d’y aller, tu dois savoir plusieurs choses:

  • C’est une zone à risque de conflits militaires entre l’armée arménienne et azérie, sous contrôle arménien depuis quelques années. En mars 2018, la situation était stabilisée, il n’y avait donc pas grand-chose à craindre pour les touristes. Néanmoins, il vaut mieux bien se renseigner avant d’y rentrer et éviter d’approcher la zone frontalière avec l’Azerbaïdjan.
  • Il est facile d’y accéder par l’Arménie (route depuis Goris), mais impossible d’y aller depuis l’Azerbaïdjan (en mars 2018)
  • Un visa est obligatoire pour tout séjour au Haut-Karabagh, mais ne s’obtient qu’une fois entré sur le territoire
  • Si le visa du Haut-Karabagh apparaît sur une des pages de votre passeport, il te sera impossible d’aller en Azerbaïdjan par la suite.

La "frontière"

Depuis Goris, nous avons attendu presque 1h qu’une voiture passe et nous prenne en autostop (ce qui est assez inhabituel en Arménie, notre temps d’attente maximum étant de 10 minutes).

C’est à bord d’une vieille Volga que nous traversons, selon notre GPS, la “frontière” entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. En réalité, nous sommes entrés dans une sorte de “no man’s land” où il n’y a plus ni poste-frontière, ni armée, ni police; ni même vestiges ou traces d’une quelconque frontière officielle… Juste une belle route (la mieux entretenue du pays) en lacets dans les montagnes.

Après 20, 30 minutes de route, nous apercevons les quelques maisons (azéries) en ruines du village d’Aghavno, accolées à des maisons flambant neuves. C’est là que se trouve le check-point officiel du Haut-Karabagh: toutes les voitures doivent s’arrêter pour valider leur passage; malgré l’absence de réelle signalisation ou de barrières… Tous les passagers (sans exception) doivent se présenter avec leur passeport/ID aux agents du check-point. Pour les touristes, les formalités de passage consistent en une vérification simple du passeport et à la remise des coordonnées du Ministère des Affaires étrangères de Stepanakert.

De quoi avons-nous besoin?

  • Passeport (pour vérification et photocopie)

Faire son visa

Depuis le check-point, il faut se rendre à Stepanakert (1h de route depuis Aghavno) à l’adresse indiquée sur le papier remis, muni de 3000 Drams arméniens/personne.

Sur place, on te donnera un formulaire à compléter (nom, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité, téléphone/adresse/mail, date d’entrée et de sortie du territoire, motif de la visite, lieux que tu souhaites visiter, adresse de ton logement dans le Haut-Karabagh). Les informations données n’ont que peu d’importance (utilisées pour effectuer des statistiques sur le tourisme d’après ce qu’on nous a dit), il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir si elles ne sont pas tout à fait exactes. En revanche, si tu ne connais pas ta date de sortie, prévois plus large que pas assez; le prix du visa restera de toute façon identique.

Au bout de 10 minutes, nous avons obtenu deux visas autocollants – non collés sur nos passeports à notre demande – ainsi qu’un récépissé attestant que nous avons bien payé et sommes autorisés sur le territoire, à présenter impérativement lors du check-point de sortie.

De quoi avons-nous besoin?

  • Passeport
  • 3000 Drams arméniens / personne (paiement cash)

Où trouver le Ministère?

Ministry of foreign affairs of the Nagorno-Karabakh Republic

Consular Servis
Stepanakert, 28 Azatamartikneri street
047 94 14 18 / 047 95 07 68

Sonne puis rentre. Présente-toi au guichet d’accueil puis vas au premier bureau (gauche) du couloir de gauche après l’accueil.

Notre conseil

Si tu as des contacts arméniens ou dans le Haut-Karabagh, demande-leur de te fournir une lettre (en arménien) indiquant qui tu es, la raison de ta visite, et surtout que tu ne souhaite pas que le visa apparaisse sur ton passeport. Même si nos interlocuteurs parlaient bien anglais (facilité à échanger et à se faire comprendre) et que les employés du Ministère sont habitués à ne pas coller le visa du Haut-Karabagh sur un passeport étranger, il vaut mieux prendre toutes ses précautions. De notre côté, la lettre écrite par notre hôte les a bien fait sourire!

* Article rédigé d’après notre expérience personnelle *

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Cet article a 2 commentaires

  1. René Désilets

    Merci pour les informations

    1. Contents que ces informations aient été utiles! N’hésite pas à nous faire un retour de ton expérience dans cette région 🙂

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