Santé en voyage: voyager en bonne santé, ça n’a pas de prix !

0 Partages
Parce que voyager en bonne santé, c’est synonyme de tranquillité (à vrai dire, qui voudrait être cloué au lit plusieurs jours dans un pays étranger?!) nous avons décidé, après réflexion, de prendre quelques mesures préventives avant de partir – même si ces solutions peuvent être coûteuses, discutables… Et si on faisait, ensemble, une petite piqûre de rappel?

Savoir où on en est

Quand on dit « voyager en bonne santé », ça sous-entend, en premier lieu, faire tous les bilans de santé nécessaires!
Première étape donc: prendre des rendez-vous médicaux  dès que le projet de voyage est lancé. Ophtalmologiste, dentiste, gynécologue, médecin traitant…  La liste peut être longue comme le temps d’attente pour obtenir un rendez-vous médical! Autre détail qui pèse dans la balance: les soins ne seront plus remboursés par la mutuelle de ton entreprise lorsque ton contrat de travail arrivera à échéance, ni par ta propre mutuelle pour les soins effectués après ton départ de France (mutuelle qui deviendra caduque, à résilier avant départ).

Se faire vacciner, une obligation?

Oui… et non. Certaines personnes ne souhaitent pas se faire vacciner par conviction, et la plupart des vaccins ne sont pas obligatoires et non remboursés par la Sécurité Sociale et/ou mutuelle (certaines mutuelles peuvent rembourser jusqu’à 100€ de frais en vaccins facultatifs, renseigne-toi bien).
Nous, nous avons fait le choix de nous faire vacciner en fonction des pays visités, par intime conviction du bien-fondé de la vaccination, et ensuite parce que certains pays exigent que la vaccination soit faite pour rentrer sur leurs territoires – comme c’est le cas pour le vaccin contre la fièvre jaune dans les pays d’Amérique du Sud.

Si tu souhaites recourir aux vaccins, ne tarde pas trop à prendre rendez-vous avec ton médecin traitant ou dans un centre de vaccination pour te faire conseiller. Garde en tête que certains vaccins nécessitent des rappels 1 à 3 mois après la première injection, et d’autres ne sont pas compatibles par vaccination simultanée (comme l’Encéphalite à Tiques) – sans parler d’éventuelles ruptures de stock (Hépatite A, je parle de toi!).
Mais rassure-toi: il n’y aura pas de piqûre au premier rendez-vous. D’abord, on discute, on fait un bilan de santé, on s’informe des risques: quels pays vas-tu visiter et quelles sont les recommandations à connaître en terme de santé? Suis-je à jour dans mes vaccins? Combien d’injections et de temps nécessaires? Quels sont les effets secondaires attendus?…

Les vaccins que nous avons réalisés

À titre indicatif, nous avons réalisé les vaccins suivants (prix pratiqués en France par l’Institut Pasteur de Paris en 2016):
Hépatite A (Vaqta 50): 50€ non remboursés
Hépatite B (Engerix B20): 18,50€ remboursés
Diphtérie-Tétanos-Polio-Coqueluche (Repevax): 27,62€ remboursés
Fièvre typhoïde (Typhi VI) : 55€ non remboursés
Encéphalite japonaise (Ixiaro): 210€ / 2 injections, non remboursés
Encéphalite à tiques (Ticovac): 120€ / 2 injections, non remboursés
Rage (vaccin rabique de l’Institut Pasteur): 165€ / 3 injections, non remboursés
 

Si on fait le total, cela nous est revenu à… 600€ chacun!
À l’époque, ce gros investissement nous paraissait utile, mais avec le recul, nous pensons que certains vaccins (encéphalite à tiques, encéphalite japonaise) n’étaient pas très utiles dans la mesure où nous n’avons pas (encore) traversé  e zones à risque…
Si tu n’es pas sûr de visiter des zones à risque, alors ne te précipite pas dans un processus de vaccination inutile: tu pourras toujours te faire vacciner sur la route, à l’étranger, dans un centre de vaccination adapté!

Se constituer une trousse à pharmacie efficace

Être protégé c’est bien, voyager équipé, c’est mieux! Et pour se constituer une bonne trousse à pharmacie, sans alourdir le sac en traitements superflus, mieux vaut faire le point avec son médecin traitant.
Pour information, voici la liste des médicaments que nous avons pris pour notre voyage (reconditionnés dans des petits sacs identifiés et avec leurs notices):

Traitement des douleurs faibles à modérées et/ou état fébrile): à prendre absolument sous forme de gélules, car la poudre peut s’avérer compliquée à dissoudre quand il n’y a pas de verre d’eau potable à proximité… et de manière générale le Doliprane se conserve mieux que l’aspirine!

Anti-inflammatoire

Anti-diarrhéique

Aide à la digestion difficile

Antibiotique à spectre large, à prendre uniquement en cas d’infection grave comme une suspicion de paludisme et sur avis médical

Spray désinfectant, à préférer à la Bétadine (solution iodée) qui ne se conserve pas très longtemps après ouverture.

Toujours utiles en cas de petites blessures: coupures, éraflures, ampoules…

Utilisé pour son côté désodorisant, anti-tâches, comme produit d’entretien, solution de nettoyage pour fruits et légumes, et bien d’autres encore…

À rajouter, optionnellement, selon les endroits traversés:

Anti-paludisme. C’est le seul médicament de la liste qui ne sera pas remboursé par la Sécurité Sociale, même sur prescription. La boîte de 12 comprimés est vendue de 15 à 20€ selon les pharmacies. Il faut savoir que ce médicament est souvent prescrit en prévention, soit 1 comprimé par jour depuis la veille du départ en zone « palu » puis jusqu’à 7 jours après avoir quitté la zone… soit une quantité incroyable de comprimés chimiques et surtout un coût faramineux pour le voyageur! Nous, on préfère prendre ce traitement de manière curative dès l’apparition de symptômes grippaux et dans l’incapacité de voir un médecin immédiatement: 4 comprimés/jour pendant 3 jours pour l’adulte de plus de 40kg.

Utilisées pour la désinfection de l’eau

Utile pour la nuit, si vous n’emportez pas de tente! En journée, on conseille le port de vêtements longs et d’utiliser, en dernier recours, des sprays anti-moustiques – afin de limiter le contact de la peau avec ces sprays à la composition chimique nocive…

Un accessoire qui se présente sous la forme d’un petit levier, afin d’enlever une tique déjà installée. Consulte un médecin après l’opération: certaines tiques sont porteuses de maladies graves, comme la maladie de Lyme.

À utiliser en première intention après une morsure de serpent, pour faire sortir le maximum de venin. Cela ne dispense pas d’appeler les secours qui devront prendre le blessé en charge rapidement!

 
Très important: on tient à préciser que cette liste n’est pas du tout exhaustive! Nous avons fait le choix de ne pas trop s’encombrer de médicaments qui périmeront tôt ou tard, et que l’on peut trouver dans n’importe quelle pharmacie de ville (même dans un tout petit office perdu au fin fond du Kazakhstan). Nous avons également choisi de ne pas prendre de moustiquaire, répulsifs à moustiques et traitements spécifiques comme l’anti-paludisme, tant que nous ne traversons pas des zones à risque. Quand nous en aurons besoin, nous nous les ferons livrer par colis postal! 

Couverture santé et assurance

Couverture santé en Europe

En France, la Sécurité Sociale couvre ses assurés même après la perte d’un emploi, et uniquement sur le sol français (sous certaines conditions). Cette couverture est étendue aux pays de l’Union Européenne grâce à la carte européenne d’assurance maladie: on peut se procurer cette carte très facilement par simple demande, auprès de sa Caisse d’Assurance Maladie. L’envoi se fait en 15 jours environ.

L'assurance santé liée à une carte bancaire

… Et puisque nous sommes dans un article concernant la santé en voyage, nous n’allons parler que des garanties d’assurance « santé » liées à une carte bleue (la perte des bagages ne fait pas partie des risques santé, désolés).
Donc, pour en revenir à notre sujet: les détenteurs d’une carte VISA peuvent être couverts, sous certaines conditions, en cas d’accident ou de maladie nécessitant des soins jusqu’à 90 jours après leur départ (en achetant un ticket de transport avec la carte) ou après la dernière opération financière effectuée dans le pays de domiciliation (pour les voyageurs, comme nous, ne possédant pas de ticket de transport comme preuve de voyage). Et quand on parle de conditions, chez VISA, ça ne rigole pas: peuvent être exclus des garanties les pays en conflit faisant l’objet d’une notice du Ministère des Affaires étrangères, la pratique de sports aériens, de l’alpinisme ou de la plongée sous marine avec appareil, franchise kilométrique… C’est pourquoi il vaut mieux appeler son conseiller financier et/ou le service clients de votre carte VISA pour bien connaître toutes ses garanties – et ne pas avoir de mauvaises surprises en voyage!

Assurance type Voyage: option ou nécessité?

Réponse: nécessité! C’est comme une assurance habitation/voiture, ça représente une petite somme tous les mois mais en cas de coup dur, comme lors de mon accident en Bosnie-Herzégovine… on est bien contents de l’avoir! Il faut également savoir que la majorité des assurances voyage possèdent une garantie responsabilité civile, qui te couvre si tu causes des dégâts à autrui. Prend contact avec un conseiller, et pense à résilier ta propre assurance responsabilité civile (qui deviendra caduque dès que tu quitteras le sol français de toute façon). Autre point: les autorités de certains pays peuvent te demander un certificat d’assurance, comme c’est le cas des autorités iraniennes pour la demande de visa.
Commence par bien définir tes besoins et les activités prévues durant le voyage: voyage en 2 roues? plongée? saut à l’élastique? voyage sur la Lune? Et n’hésite pas à poser toutes tes questions aux différents assureurs: comme disait ma grand-mère, un homme averti en vaut deux! Si tu as la flemme, tu peux toujours t’appuyer sur des comparatifs « d’Assurance Tour du Monde » déjà tout fait sur internet: ce sont de bonnes bases pour t’aider dans ton choix, mais attention aux conditions et tarifs présentés dans ces comparatifs qui ne sont pas toujours actualisés…
En ce qui nous concerne, et après avoir testé plusieurs assurances différentes au cours de notre voyage, nous sommes tout à fait prêts à recommander CHAPKA Assurances (durée du voyage limitée à deux ans) et True Traveller (pas de limite de durée) pour leurs services!

Connais-tu toutes les démarches administratives pour un voyage au long cours?

* Article rédigé d’après notre expérience personnelle *
0 Partages

4 commentaires sur “Santé en voyage: voyager en bonne santé, ça n’a pas de prix !”

  1. Bonjour! Concernant les CB Visa Premier, les règlent dépendent uniquement de Visa et non de la banque je crois ? Je n’ai pas compris la phrase: « ou après la dernière opération effectué dans le pays de domiciliation » ? Le décompte des 90 jours débute à compter de la dernière « preuve » de dépense dans le pays d’origine c’est bien ça ? Ceci étant 90 jours c’est très long … je vais relire mon contrat …

    1. Hello!
      Effectivement, les conditions dépendent bien de VISA premier et non de votre banque – bien que votre conseiller financier doit être en mesure de vous détailler ces conditions (dans tous les cas, n’hésitez pas à contacter le service VISA pour de plus amples renseignements). La dernière phrase s’applique aux voyageurs qui ne possèderaient pas de billet d’avion comme preuve de voyage à l’étranger: le décompte commence à partir de la dernière dépense effectuée dans le pays de domiciliation. Si vous avez acheté un billet de transport avec votre visa premier, dans ce cas le décompte commencera au premier jour d’arrivée à votre destination!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *