Aller au contenu

Immersion caucasique – roadtrip en Arménie & Géorgie

0 Partages

Bonjour, Hello, Ciao, Dober dan, Dobar dan, Mirëdita, Geai sou, Merhaba, Barev, Gamarjoba! Bienvenue dans notre série de newsletters qui retrace, chapitre par chapitre, notre grande aventure en autostop. Voici le chapitre 8 de notre aventure:  » Immersion caucasique  » – Roadtrip en Arménie & Géorgie.


Le retour…

Et oui, nous revoilà déjà sur la route,après deux mois de pause familiale en France! En ce 1er février, nous arrivons à 3h du matin à l’aéroport de Yerevan. Mariam, notre hôte Couchsurfing de Gyumri, nous a encore trouvé des gens de son réseau amical pour nous héberger. Pas question pour nous de les déranger à une heure si « matinale », malgré leur invitation à le faire. Nous trouvons un coin assez discret pour dormir (difficile dans ce tout petit aéroport!) et nous sortons les matelas de sol, nouveauté dans notre matériel.

Yerevan Erevan backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering caucase armenia armenie Nikea et Anzhelika (ça se prononce Angelika) nous accueilleront plus tard dans la matinée dans leur appartement partagé, avec un gâteau aux pommes et plusieurs petits plats végétariens. Bien que très occupées dans leurs études et jobs d’étudiant, elles nous offrent la seule chambre privative de l’appartement pour nous reposer en toute tranquillité… C’est ainsi, en voyage nous avons appris à accepter cette générosité; de toute façon, nous n’avons bien souvent pas le choix. Nous retrouvons également Narek et Ani nos hôtes de Novembre, à qui nous faisons déguster les fromages français que nous avons ramenés: ils les trouvent bons, nous sommes ravis! La première mission à Yerevan sera pour nous d’obtenir notre VISA pour l’Iran, ce qui s’avère un peu plus compliqué que prévu (ô joie de la bureaucratie!). Mais après 2 visites à l’ambassade iranienne, tout est bon: notre visa nous sera délivré dans une semaine! Ouf! On en profitera pour visiter un peu la ville; et même si il n’y pas grand chose à voir, l’ambiance y est sympathique: au milieu des Marshrutka bruyants, on y trouve un centre-ville agréable avec sa grande place et ses bâtiments de tuf rose. Le contraste est saisissant par rapport aux quartiers périphériques avec leurs grandes tours d’habitation délabrées et les petites gargotes faites de planches et de tôle… Même si les arméniens nous paraissent froids de premier abord, ils répondent toujours présents lorsqu’on leur demande de l’aide. Il est même arrivé qu’en abordant une jeune femme dans la rue, avec un joyeux « Barev, do you speak english? », celle-ci nous réponde: « No, parlez-vous français? »

… et la reprise

Le vrai nouveau départ de l’aventure fut lors de notre reprise de l’autostop pour aller à Vanadzor, une petite ville du nord de l’Arménie où la famille de Koryun nous ouvre les portes de leur sanatorium désaffecté. Comme d’habitude, le plus dur est de sortir de la ville, mais par chance 30 minutes à pieds suffisent pour se placer sur la voie principale allant dans notre direction! Nous arrêterons les voitures très facilement, pas plus de 5 minutes d’attente: on ne pouvait pas espérer mieux comme re-départ! Koryun nous avait un peu effrayé, nous prévenant que les conditions allaient être « extrêmes » – pas d’eau courante ni de chauffage conventionnel (sachant qu’il fait entre -5 et 0°C / nuit à cette période). Mais lorsque son père nous fait faire le tour des lieux, nous découvrons avec bonheur un appartement propre rien que pour nous, ainsi qu’un poêle à bois et une source d’eau extérieure à 20 mètres du bâtiment!

À Vanadzor, nous y resterons 2 jours: le premier, pour explorer le quartier des sanatoriums désaffectés et Lori Berd, une vieille forteresse médiévale; le 2e jour pour visiter le monastère de Sanahin – malgré l’état déplorable de la route pour s’y rendre… mais toujours avec une facilité d’autostop! Le matin du troisième jour, nous retournons vers Yerevan: et oui, avec nos passeports gardés par l’ambassade d’Iran, impossible d’aller en Géorgie pour le moment! Peu importe, il nous reste encore beaucoup de choses à voir en Arménie, à commencer par les monastères d’Etchmiadzin, une petite ville proche de la capitale où vit le Catholicos arménien (l’équivalent de notre pape pour la religion arménienne). Hébergés par Elma et sa famille, nous serons ravis de visiter en sa présence les vieilles églises arméniennes classées UNESCO: des églises simples, sans fioritures, mais baignées d’une certaine lumière aux allures mystiques – phénomène que Julien aura eu plaisir à capturer en photo!

backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering caucase armenia armenie Etchmiadzin
backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering caucase armenia armenie garni temple
Garni
backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering caucase armenia armenie Geghard monastery monastère
Geghard
backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering caucase armenia armenie geghard monastery monastère
Geghard

On a beau être organisés, on fait toujours des erreurs: le jour où nous devions (enfin!) récupérer nos passeports à l’ambassade d’Iran à Yerevan, nous oublions le récépissé à remettre au guichet… Margaux a donc dû faire un aller retour éclair chez Nikea et Anzhelika où nous avions de nouveau posés nos sacs pour deux jours. Lorsque nous récupérons nos visas iraniens, nous sautons presque de joie: pour nous, l’aventure continue! Après une soirée arrosée en compagnie de nos hôtes et de Mariam, venue à Yerevan pour étudier, nous visitons les fameux sites historiques de Garni et Geghard, et nous tombons complètement sous le charme de ce dernier (bien que gratuit contrairement à l’autre): un monastère non conventionnel, à moitié creusé dans la roche, avec une vue dégagée sur les montagnes environnantes et une acoustique absolument parfaite!

backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering caucase armenia armenie Odzun monastery monastère
Le beau monastère d’Odzun

C’est parti pour la Géorgie!

Après un dernier « au revoir » aux filles, nous repartons vers le nord: cette fois, direction la Géorgie! Pas découragés par les 300km de petites routes entre les deux capitales, nous partons tôt pour être sûr de passer tranquillement la frontière (une étape toujours un peu compliquée en autostop). Comme d’habitude, l’autostop se passe hyper bien du côté arménien, malgré les sauts de puces du matin… Finalement, à Dilijan, nous sommes pris par un SUV conduit par deux hommes d’affaires arméniens. Ils nous inviteront (sans rien nous demander) à déjeuner dans le restaurant privé de leur ami: un repas gastronomique, agrémenté de Vodka pour Julien… Que rêver de mieux lorsqu’on apprendra quelques heures plus tard que c’était la Saint Valentin! Ces hommes ne veulent pas nous laisser partir sans nous payer un taxi pour atteindre notre prochain point stratégique d’autostop; d’où nous serons pris à nouveau par des businessmen… Avec eux, nous visiterons les environs (notamment la belle église d’Odzun) avant d’être déposés pile à la frontière. Décidément, l’hospitalité des arméniens nous manquera!…

En savoir plus sur l’Arménie

Nous ressentirons un léger choc juste après le passage de frontière: côté géorgien, nous nous faisons désormais harceler par les chauffeurs de taxis, plus ou moins officiels. Nous remarquons aussi la présence de groupes d’hommes flânant dans les rues du village frontalier, aucune femme n’est en vue. Finalement, nous finirons par arriver à Tbilisi dans la soirée grâce à deux norvégiens en vacances, l’occasion pour nous de nous remémorer quelques souvenirs de notre précédent séjour en Laponie. Changement radical de décor: Tbilisi est une capitale moderne, vivante, mixte; nous avons l’impression d’être retournés en Europe et non d’être dans une ville  au passé soviétique!

Un réseau d’amis qui vaut de l’or

Après un passage éclair dans la capitale, nous sommes accueillis comme des rois par un groupe d’amis, connaissances de Cathy (notre belge préférée rencontrée via un groupe de voyage Facebook!), qui nous avait hébergés au Kosovo. On prend conscience que le réseau d’hôtes, d’amis du monde, est et sera une mine d’or pour toute notre vie. Arrivés à Gori et confortablement installés, ils prendront tout en charge: ils nous feront visiter les environs à bord d’une voiture 7 places et nous inviteront même au restaurant pour déguster des Khinkali (raviolis géorgiens). On a vraiment l’impression de faire partie de la délégation officielle du gouvernement français! Et cette impression ne nous a pas quittée quand, 2 jours plus tard, nous nous faisons invités pour visiter Upliststikhe, une ville ancienne troglodytique qui nous a rappelée les paysages de Cappadoce. Entre deux soirées et repas géorgiens, nos hôtes évoquent la guerre récente avec les russes et l’annexation de l’Ossétie du sud par ceux-ci. Ils nous montreront la « nouvelle frontière » toute proche de Gori, avec les zones résidentielles toutes neuves, le long de l’autoroute: nous comprendrons que ces villages ont été créés de toute pièce pour les réfugiés géorgiens. Le sujet est difficile à aborder, les tensions encore vives… Après une dernière soirée arrosée avec nos amis géorgiens (Julien a tenté de rivaliser avec eux en buvant plusieurs verres de chacha, la vodka locale!), nous nous remettons en route, direction Kutaissi, où Raphaël un expatrié français nous y accueillera 4 nuits. Et il fallait au moins cela pour visiter les magnifiques environs de Kutaissi: monastères de Ghelati et Motsameta, le piton de Katskhi, la ville minière de Tchiatoura… Toujours en autostop!

Faire un tour dans les télécabines rouillées de Chiatura?

Entre-temps, Julien a repris contact avec son ancien collègue d’origine géorgienne, Zaza. Celui-ci nous arrange notre prochain hébergement au sein de sa propre famille vivant à Batumi, sur la côte de la mer Noire. Bien qu’effrayés au départ de ne pas pouvoir communiquer avec nous (pas d’anglais pour eux, russe quasi nul pour nous); notre séjour chez eux se terminera en 4 jours plus tard en embrassades, les larmes aux yeux: la communication corporelle reste bien un langage universel. Lorsque de merveilleuses connexions se créent, il est difficile de s’en défaire: ceux qui nous accueillent ne comprennent pas toujours pourquoi nous tenons à partir, alors que nous pouvons rester plus longtemps chez eux, sans contrepartie… C’est ainsi: l’hospitalité ne peut pas durer éternellement (pour plusieurs raisons), il faut s’habituer à dire « au revoir ».

Après Batumi, nous rejoindrons Borjomi – une ville thermale assez riche, prisée des touristes. Nous serons hébergés par Felipe, un digital nomade colombien, et l’incroyable couple americano-iranien Fred et Ned. Nous en profiterons pour visiter le magnifique site de Vardzia – une magnifique cité médiévale troglodytique que l’on a préférée à Upliststikhe! Nous irons ensuite à Gudauri, grande station de ski où Taylor, un moniteur de ski américain, nous hébergera dans son appartement de location. Nous ne serons pas les seuls: voyageurs parmi d’autres voyageurs, on se retrouvera à partager cet appartement 3 pièces à 12 personnes! Qui dit station de ski, dit forcément journée de ski: on louera des skis juste une journée, grimpant à pieds jusqu’à mi-station pour que Margaux s’entraîne à skier, tandis que Julien descendra plusieurs fois les pistes grâce à la seule remontée mécanique gratuite du site. Nous passerons le lendemain à randonner: 6 kilomètres de montée (oui oui!) pour admirer le magnifique monastère de Guergétie et les montagnes de Stephantsminda.

backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering caucase georgie georgia Vardzia cave
Vardzia
backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering caucase georgie georgia Mtskheta
Mtskheta

Enfin, avant de quitter définitivement la Géorgie, nous retournerons à Tbilisi, hébergés cette fois par la famille de Keti. Keti et son mari adorent voyager, et le font grâce aux économies réalisées et au réseau d’hospitalité Couchsurfing: une aubaine pour leurs 2 enfants (qui ont pu déjà visiter Paris et le Mont Saint-Michel!) et pour nous, qui en profiterons pour visiter le vieux centre-ville de Tbilisi et la cité viticole de Sighnaghi.

En savoir plus sur la Géorgie

Le retour (bis)

8 mars, Journée internationale pour le droit des femmes, nous retournons en Arménie. Je serai couverte de cadeaux ce jour-là (jour férié en Géorgie): fleurs, snacks, fruits… Le passage de la frontière se fera très rapidement et sans encombres. Côté arménien, nous attendrons un moment avant d’être pris en stop par un chauffeur bien éméché: nous n’irons pas très loin, lui intimant l’ordre de nous laisser sortir au plus vite – la conduite sous influence sur route montagneuse, non merci! Heureusement pour nous, la voiture suivante s’arrête: le chauffeur, un sympathique commerçant, nous déposera au bord du lac Sevan après avoir longé, par la route, la frontière azérie. Un moment assez angoissant, lorsqu’il s’est mis (ainsi que les voitures qui nous précédaient) à accélérer brusquement sur quelques kilomètres. On nous fait comprendre qu’ici, des tirs azéris sont possibles…

Arrivés au lac Sevan, le temps se gâte: la pluie commence à tomber, et nous n’avons aucun plan pour la nuit – hormis l’option « camping sauvage ». C’était sans compter sur notre bonne étoile: 2 jeunes hommes s’arrêtent, et l’un d’eux nous invitera dans sa famille pour manger et dormir, à l’abri et au chaud! Le lendemain, nous réussissons à contacter un hôte local du réseau Couchsurfing: même s’il ne peut pas nous héberger dans son appartement; il nous invitera à passer la nuit au sec dans la maison de sa belle-mère!

Finalement, après deux jours passés près du lac Sevan, le temps se dégage et nous reprenons la route direction le sud de l’Arménie, où Mariam doit nous rejoindre pour un road-trip de deux jours. Afin de combler le temps jusqu’à son arrivée le jour suivant, nous décidons de camper à 2 kilomètres de notre point de rendez-vous. Pour la première fois, nous plantons notre tente: entourés par les immenses montagnes du Caucase et sous une nuit parfaitement étoilé, nous savourons ce moment de solitude au coin du feu – ainsi que les fruits et gâteaux donnés par nos hôtes improvisés du lac Sevan.

backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering caucase armenia armenie camping tente stars wild
Notre première nuit en camping
backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering caucase armenia armenie
L’autostop en Arménie

Nos retrouvailles avec Mariam se feront dans la joie: ce roadtrip va nous permettre de visiter plein de sites en sa compagnie. C’est désormais à trois que nous levons le pouce direction Noravank, les caves d’Areni, les cascades de Shaki et Karahunj, le Stonehenge arménien. Nous serons hébergés dans notre périple par des connaissances de son réseau: depuis le début de notre périple dans ce pays, Mariam nous a mis en contact avec la plupart de nos hôtes arméniens; nous avons fini par la surnommer notre « ange gardien arménien »! 

backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering caucase armenia armenie noravank monastery monastère

Au bout de 2 jours de roadtrip, Mariam finit par reprendre la route pour rentrer chez elle, à Gyumri. Après des « au-revoir » très poignants, nous décidons de visiter Tatev (une ligne de télécabine de plus de 5km au-dessus de gorges), à 15km de Goris. Tous les éléments semblaient être contre nous ce jour-là: brouillard épais, visibilité quasi-nulle; et par-dessus tout, aucune voiture en vue sur la route que nous avions choisie… Arrivés sur place au bout de 3 heures, nous avons dû nous résoudre à faire demi-tour – une journée gâchée, et un regret de n’avoir pas pu visiter Tatev, qui semblait si prometteur!

Les risques du voyage

Nous repartons le lendemain, sacs sur le dos, vers le Haut-Karabagh. Cette région jugée « dangereuse » d’après les recommandations du Ministère français des Affaires étrangères n’en est rien. Si on en croit les autorités internationales (et Google Maps), nous serions désormais en territoire azéri; seulement après quelques opérations militaires et une offensive arménienne, cette région auto-proclamée indépendante depuis 1991 (à la chute de l’URSS) ne cesse d’œuvrer pour son rattachement à l’Arménie. Pour nous, ce passage fut très intéressant, et notre séjour à Shushi, ville aux influences mixtes azéries et arméniennes, très marquant. Edgar, notre hôte local (encore un ami de Mariam…) prendra plaisir à nous guider et à emmener Julien randonner, le lendemain, dans des conditions extrêmes dans les gorges toutes proches. 

SerialHikers stop autostop world monde tour hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage sans avion no fly caucase armenia armenie Shushi
La cathédrale Ghazanchetsots
backpacking Jul&Gaux SerialHikers autostop hitchhiking aventure adventure alternative travel voyage volontariat volonteering caucase armenia armenie Shushi
Les gorges de Shushi

Après notre séjour au Haut-Karabagh, il est temps pour nous de nous diriger vers l’Iran. En effet, nous souhaitons absolument être présents pour Norouz, le Nouvel An iranien (20-21 mars): le temps nous est désormais compté! Malgré l’imposante censure iranienne des réseaux sociaux, rendant tout contact très compliqué, nous trouvons quelqu’un pour nous héberger 2 jours plus tard. Nous remercions Edgar, et reprenons la route vers Goris, la seule intersection possible pour rejoindre l’unique poste-frontière arménien-iranien. En chemin, nous en profiterons pour visiter Khzndoresk grâce à 4 étudiants allemands, qui nous prennent en stop sur la route dans leur Lada de location. Le passage à Goris en mi-journée nous permettra de dépenser nos derniers drams pour déjeuner et surtout de retirer des Euros avant notre entrée en Iran: bien renseignés, nous avons lu qu’il est impossible d’utiliser nos CB sur place… et qu’il valait mieux arriver avec des euros/dollars en poche pour les échanger!

Nous prenons la décision de continuer l’autostop le plus loin possible vers l’Iran. Nous ne le savons pas encore, mais cette décision s’avéra être la bonne: arrivés à Kapan, une pluie torrentielle se met à tomber en continue; mais heureusement pour nous, nous sommes abrités dans le restaurant de la station-service locale tenu par Gayané, une jeune grand-mère exubérante et d’une incroyable générosité. Elle nous offrira tous ses plats « maison » malgré le fait que nous n’ayons plus de drams sur nous, et acceptera même de nous laisser dormir sur une banquette de son restaurant pour la nuit. En remerciement, nous nettoyons sa cuisine de fond en comble et lui apportons un peu de compagnie dans son quotidien routinier. Nous la quitterons avec un pincement au cœur, sous le soleil qui fait de nouveau son apparition. Le printemps approche, tout comme nous approchons désormais l’Iran…

* Article rédigé selon notre expérience personnelle *

0 Partages

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 Partages
Share
Pin
Tweet